En Suisse, l'intention de rejoindre Daech suffit pour être condamné

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En Suisse, le simple fait « d?encourager les activités » d'organisations terroristes est puni d?une peine pouvant aller jusqu?à cinq ans d?emprisonnement.
En Suisse, le simple fait « d?encourager les activités » d'organisations terroristes est puni d?une peine pouvant aller jusqu?à cinq ans d?emprisonnement.

Aurait-on pu stopper Mohamed Lahouaiej Bouhlel juste avant qu'il ne monte dans son camion pour commettre ce massacre à Nice, si la police avait eu connaissance de ses intentions meurtrières ? Répondre à cette question consiste à en poser deux autres : peut-on arrêter un apprenti terroriste, qui n'est pas encore passé à l'acte ? Puis ensuite le juger pour un crime qu'il n'a pas encore commis ? À ces interrogations, la justice suisse, pour la première fois, a répondu positivement en condamnant en fin de semaine dernière Ahmed, un Libano-Suisse âgé de 26 ans. Il avait été arrêté le 7 avril 2015 à l'aéroport de Zurich alors qu'il s'apprêtait à s'envoler vers la Turquie, pour ensuite rejoindre l'organisation État islamique en Syrie.

Pour le condamner, certes, à une peine légère ? dix-huit mois avec sursis ?, le Tribunal pénal fédéral, la plus haute instance judiciaire de la Confédération, s'est appuyée sur la loi fédérale interdisant les groupes Al-Qaïda et État islamique. Le simple fait « d'encourager les activités » de ces organisations terroristes est puni d'une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement. Or, l'enquête a pu démontrer qu'Ahmed, né en Suisse dans une famille libanaise d'origine modeste, a eu des contacts réguliers avec l'organisation terroriste pendant huit mois. Pour rejoindre Daech, il est entré en relation avec un passeur à la frontière turco-syrienne et il s'est procuré un...

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