En salles mercredi, "Les Salauds", "Les Derniers Jours" et "Imogène"

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En salles mercredi, "Les Salauds", "Les Derniers Jours" et "Imogène"
En salles mercredi, "Les Salauds", "Les Derniers Jours" et "Imogène"

(AFP) - Aux côtés de "Lone Ranger" ou "Oggy et les cafards", d'autres films déboulent en salles mercredi comme le polar sombre "Les Salauds", le film fantastique "Les Derniers Jours" et la comédie "Imogène".

- "Les Salauds", film français de Claire Denis présenté au dernier Festival de Cannes dans la section Un certain regard, avec Vincent Lindon et Chiara Mastroianni.

Marco (Vincent Lindon) quitte précipitamment le supertanker qu'il commande pour rentrer à Paris soutenir sa soeur Sandra (Julie Bataille) dont le mari vient de se suicider. Elle se retrouve seule à la tête d'une entreprise en faillite et doit gérer une fille à la dérive (Lola Creton), entre drogue et perversions sexuelles. Sandra accuse un homme d'affaires d'être responsable de son malheur. Dans cette histoire de vengeance, inspirée par Akira Kurosawa et William Faulkner, Marco est à la fois le héros et la victime, un homme censé épauler les siens, mais qui devient le jouet de forces qu'il ne maîtrise pas.

Mêlant suicide, dettes, parties fines coupables, corruption et perversité, le long métrage est construit par séquences qui alternent temps présent et passé.

"Les Salauds" devient vite étouffant et le spectateur pris au piège comprend vite qu'au bout du tunnel il n'y aura pas la moindre lumière. Même les scènes d'une grande sensualité entre Vincent Lindon et Chiara Mastroianni, qui campe la maîtresse de l'homme d'affaires ennemi, sont filmées dans l'ombre.

- "Les Derniers Jours", film espagnol d'Alex Pastor et David Pastor, avec Quim Gutierrez, José Coronado et Marta Etura.

L'apocalypse règne sur le monde victime d'un virus foudroyant et énigmatique. Comme victimes d'une agoraphobie extrême, les survivants restent cloîtrés dans leurs bureaux, les supermarchés ou le métro, incapables au mieux de sortir, regroupés en hordes au pire.

À Barcelone, Marc, piégé dans son bureau, veut retrouver sa femme Julia. Pour y arriver, il doit faire alliance avec son meilleur ennemi et s'engouffrer dans les entrailles de la ville.

Sans multiplier les effets façon blockbuster américain, hormis sur les images de l'extérieur, les frères Pastor se concentrent sur l'humain, qui doit faire fi des siècles de progrès et d'évolution pour régresser à un stade plus primitif. De même, si le premier long métrage des frères Pastor "Infectés" tenait plus du film d'horreur, le deuxième laisse poindre une renaissance possible dans une Barcelone méconnaissable, symbole de la fin du monde, loin des gratte-ciel new-yorkais habituels.

- "Imogène", film américain de Shari Springer Bergman et Robert Pulcini, avec Kristen Wiig, Annette Bening, Matt Dillon et Darren Criss.

Kristen Wiig alias Imogène se fait larguer par son fiancé. Auteure new-yorkaise sans succès, elle doit se réfugier dans sa famille dans le New Jersey. Cela veut dire cohabiter avec sa mère (Annette Bening, déjantée), son frère immature (Christopher Fitzgerald) et le petit ami de sa mère, "le Bousche", qui dit être agent secret (Matt Dillon, impayable). Il y a enfin aussi un locataire, le charmant Lee, étudiant brillant qui à ses heures perdues aime monter sur scène pour imiter les Backstreet Boys (Darren Criss, révélé par la série Glee).

Tout ce monde va se déchirer, mais aussi tout faire pour qu'Imogène retrouve le sourire et aille de l'avant.

Cette comédie pleine de bons sentiments est rondement menée, servie par de brillants acteurs à commencer par Bening et Dillon, trop rares au cinéma. Et peu importe que la fin soit prévisible, c'est la manière d'y arriver qui compte.

da/dab/ed

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