En salles également, une comédie romantique et un film coup de poing sur l'euthanasie

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"Une Rencontre" de Lisa Azuelos All Rights Reserved
"Une Rencontre" de Lisa Azuelos All Rights Reserved

(AFP) - Aux côtés de "Brick mansions", "Dans la cour", ou "Girafada", seront en salles mercredi "Une rencontre", comédie romantique de Lisa Azuelos, et dans un tout autre genre "Un voyage", film coup de poing de Samuel Benchetrit sur l'euthanasie

- "Une rencontre", de Lisa Azuelos, avec Sophie Marceau et François Cluzet.

Elsa (Marceau), écrivain, sort d'un divorce. Pierre (Cluzet), avocat, aime sa vie de famille avec Anne (Lisa Azuelos) et les enfants.

Elsa et Pierre se croisent brièvement lors d'un salon du livre, un laps de temps suffisamment long toutefois pour que l'intérêt de chacun soit éveillé.

Les rencontres suivantes ne seront pas toujours fortuites. Et alors? Elsa ne veut pas d'un homme marié, tandis que Pierre aime sa femme malgré la routine installée après 15 ans de vie commune.

Sur le thème, tombera-t-il ou ne tombera-t-il pas dans les bras d'une Sophie Marceau radieuse et craquante, "Une rencontre" parle d'un homme partagé dont le dilemme "n'est pas tant de résister à Sophie que de refuser le risque de perdre la femme qu'on aime depuis quinze ans", explique Lisa Azuelos qui pour la première fois passe devant la caméra en incarnant l'épouse de Pierre.

Pour la première fois aussi, François Cluzet ("Ne le dis à personne", "Intouchables", "11.6" ou "En solitaire"), se retrouve dans un rôle romantique qui l'a "surpris". "J'ai toujours eu la chance d'être distribué dans des personnages très différents et avec la maturité je suis sans doute devenu plus aimable", dit-il.

La réalisatrice de "Comme t'y es belle" et "Lol", carton au box-office avec, déjà, Sophie Marceau, brouille les pistes pour mieux jouer avec les nerfs des spectateurs en mélangeant temps présent et futur possible... ou pas.

- "Un voyage", de Samuel Benchetrit, avec Anna Mouglalis et Yann Goven.

Mona et Daniel disent au revoir à leur petit Victor, avant de partir en week-end "en amoureux", lui disent-ils. Direction Lausanne, où ils se dénichent un bel hôtel sans rapport sans doute avec leurs moyens.

Mona va droit au but, avec son amoureux ou les inconnus, car elle est atteinte d'une maladie incurable. Mona est venue en Suisse pour un suicide assisté.

D'ici là, place aux randonnées urbaines ou alpestres, aux moments d'allégresse et de désespoir.

Samuel Benchetrit raconte être parti d'un documentaire à la télévision qui montrait des gens obligés d'aller à l'étranger pour qu'on les aident à mourir; il s'esr aussi inspiré du cas s'une personne proche, gravement malade, qui elle ne voulait pas mourir.

L'amour et la mort étant pour le cinéaste des "notions totalement liées", il est parti "sur cette idée d'un film d'amour sur un couple dont la rupture serait une rupture mortelle", explique-t-il dans les notes d'intention du film.

"Un voyage" ressemble souvent plus à un reportage qu'à une fiction parce que Benchetrit, caméra à l'épaule, suit ou devance presque tout le temps ses personnages pour donner l'impression d'être en permanence à leurs côtés.

Le réalisateur de comédies comme "Janis et John" ou "Chez Gino" plonge cette fois le spectateur dans une atmosphère pesante ponctuée de temps à autres de touches d'humour.

Après "La jalousie", de Philippe Garrel, récemment, Anna Mouglaglis, ex compagne de Samuel Benchetrit, porte au plus haut une Mona fragile et forte à la fois, passant d'une sensualité féline à une rage ou une folie repoussante.

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