En salles également mercredi "La crème de la crème" et "No gazaran"

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"La Crème de la crème" marque le retour de Kim Chapiron à la mise en scène. All Rights Reserved
"La Crème de la crème" marque le retour de Kim Chapiron à la mise en scène. All Rights Reserved

(AFP) - Aux côtés de "Salaud on t'aime" de Claude Lelouch ou "Nebraska" d'Alexander Payne, sortent également mercredi "La crème de la crème", comédie grinçante de Kim Chapiron, et "No gazaran", un documentaire sur le dossier controversé du gaz de schiste.

- "La crème de la crème" de Kim Chapiron ("Sheitan", "Dog pound"). Avant "Apprenti gigolo" avec John Turturro, Woody Allen et Vanessa Paradis, le 9 avril voici un autre film, français celui-là, où la prostitution est le point de départ d'une histoire destinée à parler d'une génération et de l'amour.

Dan, Kelliah et Louis sont trois étudiants d'une des meilleures écoles de commerce de France. Ensemble, ils vont mettre en pratique les enseignements dispensés dans leur école en matière d'offre et de demande, mais pas dans n'importe quel domaine...

Si au départ, il s'agissait de trouver une fille qui se montrerait sympa avec un élève sans sex-appeal pour frimer lors d'une soirée de l'école, la suite est moins glorieuse car ils en viennent à créer un réseau de prostitution et à en tirer profit.

"Ce sont des étudiants pragmatiques. Ils ne pensent pas en termes de morale, de bien ou de mal, ils pensent en termes d'offre et de demande", explique le réalisateur qui refuse de les juger. "Leur projet est évidemment vicieux mais c'est un vice d'adolescent, maladroit, inconscient", bref des étudiants à la fois "crapuleux et vulnérables".

Le film parle finalement plus de misère sexuelle, de misère affective ou encore de la manière d'aborder l'amour pour cette "génération post-libération sexuelle ou post-divorce généralisé", dit le scénariste Noé Debré.

"La crème de la crème" ne tombe pas dans le graveleux et si les trois étudiants sont très typés - le fils de bonne famille, la jeune fille pauvre, et le sentimental - et la fin prévisible, l'affaire tient la route grâce à un scénario rôdé et surtout trois acteurs inconnus qui ne le seront plus : Thomas Blumenthal, Alice Isaaz (manipulatrice et mystérieuse) et Jean-Baptiste Lafarge.

- "No gazaran" de Doris Buttignol et Carole Menduni

Ce documentaire revient sur l'explosif dossier du gaz de schiste en France, où la technique de fracturation hydraulique a été interdite par une loi sans mettre fin pour autant aux débats entre partisans et opposants.

Fin 2010, les premiers permis d'exploration sont délivrés en catimini en Ardèche et dans le Gard. Manifestations et réunions d'information se succèdent à l'écran. Le film part ensuite vers la Pennsylvanie, Bruxelles, le Québec et la Seine-et-Marne, également visée par des demandes de permis.

Le documentaire aux accents militants expose les problèmes liés à la fracturation hydraulique (énorme consommation d'eau, pollution aux produits chimiques, destruction des paysages, émissions de gaz à effet de serre) et pose la question de l'information et la consultation des citoyens sur des choix énergétiques engageant leur environnement quotidien.

"A partir de l'expérience américaine, nous avons voulu faire comprendre aux spectateurs la nature et la gravité des risques de cette exploitation", écrivent les réalisatrices dans une note de présentation.

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