En salles également, "L'apprenti père Noël" et "Victor Young Perez"

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(AFP) - En salles également mercredi, "L'apprenti père Noël et le flocon magique", film d'animation pour les enfants, mais aussi une oeuvre plus sombre "Victor Young Perez", inspirée de la vie du champion du monde des poids mouches mort en déportation.

- "L'apprenti père Noël et le flocon magique" est le deuxième long métrage du réalisateur Luc Vinciguerra après le premier volet "L'Apprenti Père Noël" en 2010, tiré de la série télévisée. Produit et distribué par Gaumont, il ouvre le bal des films d'animation pour les fêtes de fin d'année.

Nicolas, orphelin au coeur pur de 7 ans, est officiellement le nouveau père Noël, l'ancien prenant sa retraite. Alors qu'il était un enfant insouciant, gentil et rieur, le poids des responsabilités lui fait contracter une drôle de maladie: la "grande-personnellose". Le conseil des anciens le démet de ses fonctions et place un vieux père Noël aux idées très extrêmes à la fabrication et à la distribution des cadeaux de Noël.

Pour arrêter le processus, Nicolas va devoir retrouver son innocence et sa fraîcheur en suivant un sacré jeu de piste au travers de 24 portes du calendrier, tel un calendrier de l'Avent. Avec l'aide bien sûr de l'ancien père Noël, du renne Randolph, du petit ours polaire Rufus et d'Edgar, le chef des lutins.

Le premier opus parlait de trouver sa place dans le monde, le deuxième parle de découvrir qui on est. "Il faut agir selon sa nature profonde sans essayer d'être autre chose que soi-même. Il y a aussi cette idée de la petite lumière que l'on a dans le coeur et qu'il ne faut pas laisser s'éteindre", explique le réalisateur.

- "Victor Young Perez", premier film en tant que réalisateur de Jacques Ouaniche, producteur notamment de "l'Esquive" de Abdellatif Kechiche mais aussi de "Maison close" et "Djihad" pour Canal+. Et pour la première fois à l'écran l'ancien champion de boxe Brahim Asloum.

Le biopic raconte le destin tragique de "Victor Young Perez", petit juif tunisien pauvre qui connaîtra la gloire en devenant champion du monde des poids mouches en 1931 à 20 ans, puis sa lente déchéance avant sa déportation à Auschwitz. Là il devra monter sur un ring improvisé par le chef du camp d'extermination, fan de boxe et de Perez en particulier pour combattre, bien qu'affaibli, des boxeurs poids-lourds allemands. Il sera fusillé en janvier 1945.

Jacques Ouaniche reconnaît dans les notes de production qu'engager Brahim Asloum était un pari "énorme". "Je ne me faisais pas de souci pour les scènes de boxe. Le vrai risque c'était le jeu. On a beaucoup travaillé (...) Il s'est préparé comme pour un championnat du monde avec l'humilité de se dire: j'étais au firmament, je repars à zéro. il voulait vraiment devenir acteur".

Quant à Brahim Asloum, il explique avoir dû perdre du poids et reprendre l'entraînement en plus d'apprendre son nouveau métier de comédien. Il est aussi allé en Israël parler avec un ancien camarade de camp de Perez dont les confidences l'ont "conforté dans l'idée qu'il n'était pas seulement un grand champion de boxe mais aussi un grand monsieur".

A-t-il envie de continuer ce métier? "J'ai la même envie que lorsque je voulais devenir champion", dit encore Asloum. "Est-ce que j'ai été à la hauteur? Est-ce que le cinéma va m'accueillir? Je le saurai à la sortie du film".

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