En salles également, du polar, de la comédie et de l'expérimental

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"Le Dernier Diamant" All Rights Reserved
"Le Dernier Diamant" All Rights Reserved

(AFP) - En salles également mercredi, un polar, "Le dernier diamant", une nouvelle comédie, "Barbecue", et un film expérimental, "3x3D", qui donne un avant-goût du travail de Godard pour Cannes.

- "Le dernier diamant", d'Eric barbier, avec Bérénice Bejo et Yvan Attal.

Simon, un cambrioleur en liberté surveillée, accepte de replonger pour un coup, forcément le plus gros de sa vie: le vol du "Florentin", un diamant mythique qui sera mis en vente aux enchères par ses propriétaires. Afin de parvenir à ses fins, il doit approcher Julia, l'experte diamantaire pour laquelle cette vente constitue un enjeu considérable, tant sur le plan personnel que familial.

Eric Barbier raconte avoir eu "envie de faire revivre en France" les films de braquage qui l'ont "vraiment passionné" quand il était jeune.

"Entre les années 50 et les années 70, le cinéma français a toujours été prolixe dans ce genre", allusion aux films "Mélodie en sous-sol", de Henri Verneuil, "Le Cerveau", de Gérard Oury, "Le Pacha", de Georges Lautner ou "Le Cercle rouge", de Jean-Pierre Melville.

Ici cependant le braquage côtoie une histoire d'amour qui aura d'autres implications, moins prévisibles.

- "3x3D", triptyque expérimental dans la ville millénaire portugaise de Guimaraes, signé de trois grands cinéastes européens, Jean-Luc Godard, Peter Greenaway et Edgar Pera, sur la 3D et son influence dans notre perception du cinéma.

Greenaway choisit l'histoire comme support à son expérimentation menée essentiellement dans un cloître où défilent des personnages en costumes, la 3D permettant aux mots de flotter sur l'image comme si le film était devenu une encyclopédie.

Edgar Pera manie l'humour et la 3D avec "Cinesapiens" qui rend hommage à l'histoire du 7e art, de l'arrivée d'un train en gare, à la Ciotat, des frères Lumière, au "Chanteur de Jazz". Il invente tout un vocabulaire "ciné-décence", "spectateur croyant", etc., tandis que dans la salle, de primitif, le spectateur devient acteur face à un "Kino-Frankenstein".

Enfin et surtout arrive le mythique Jean-Luc Godard, bientôt en compétition sur la Croisette avec "Adieu au langage", et qui propose ici, avec "Les trois désastres", un prologue à son aventure cannoise.

Le cinéaste fait se télescoper images, sons, musique dans une réflexion sur l'outil 3D - "le mumérique sera une dictature", professe-t-il ainsi avec sa voix un peu tremblotante et inimitable.

Il interroge encore sur le temps: "il faudrait une heure pour faire l'histoire d'une seconde", jusqu'à "il faudrait une éternité pour faire l'histoire d'une heure", et des questions existentielles sur lui et sur l'humanité en général.

- "Barbecue", d'Eric Lavaine, avec Lambert Wilson, Franck Dubosc, Florence Foresti, Guillaume de Tonquédec et Jérôme Commandeur.

Ce film raconte l'histoire d'Antoine, qui décide de changer de vie après avoir fait un infarctus au tournant de ses 50 ans. Une décision qui va entraîner une série de conséquences sur son entourage.

Réalisateur notamment de "Bienvenue à bord", avec Franck Dubosc, Eric Lavaine a réuni pour son cinquième film une pléiade d'acteurs en vue, pour parler de l'évolution des relations au sein d'un groupe d'amis, sans éviter cependant les écueils et clichés du film choral de vacances.

S'appuyant sur ses personnages, Eric Lavaine s'est efforcé dans cette comédie de "raconter ces sensations joyeuses, douces ou amères que nous partageons avec les amis", dit-il.

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