En salles également, "Divin enfant" et "R"

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"Divin enfant" All Rights Reserved
"Divin enfant" All Rights Reserved

(AFP) - En salles également ce mercredi, "Divin enfant", d'Olivier Doran, spécialiste des comédies, et "R", précédent film de l'auteur de "Hijacking", Tobias Lindholm, co-réalisé avec Michael Noer.

- Les fêtes de fin d'année à peine terminées, "Divin enfant" replonge le spectateur en plein réveillon de Noël avec cette comédie un brin déjantée qui aligne les clichés pour tenter de les démonter.

La famille est ici très recomposée puisque Sarah (Emilie Dequenne), qui a eu des enfants avec trois compagnons différents précédemment, a convoqué tous les pères (et leurs nouvelles femmes) afin qu'ils passent Noël avec les enfants.

Mais voilà, juste avant leur arrivée, Sarah annonce à Jean (excellent Sami Bouajila) qu'elle est enceinte de lui. Or Jean ne peut pas avoir d'enfant puisqu'il a subi une vasectomie. Ce médecin, habituellement pointure de zénitude, va progressivement perdre toute raison et nerfs en cherchant à savoir qui de l'un ou l'autre ex a pu mettre enceinte sa femme.

Géraldine Pailhas, Guillaume de Tonquédec, Marco Prince, Linh-Dan Pham ou Pascal Demolon complètent la distribution de ce film qui se déroule dans une grande maison au milieu des vignes.

"J'aime bien les bandes et les situations qui dérapent. je crois que mon truc c'est vraiment l'individu contre le groupe", relève le réalisateur à propos de sa filmographie ("Le coach", avec Jean-Paul Rouve, ou "Le déménagement", avec Dany Boon).

"Divin enfant" traite aussi des rapports hommes-femmes, de paternité et de maternité... Le film est un remake d'un long métrage suédois "In bed with Santa" (1999).

- Avec "R", les réalisateurs danois Tobias Lindholm et Michael Noer plongent le spectateur dans la violence et la tension permanentes au coeur d'une prison danoise. Sorti en 2010 au Danemark, le film n'avait jamais été distribué en France, en raison d'un début rappelant sans doute un peu trop celui d'"Un Prophète" (2009), de Jacques Audiard. Une ressemblance visible notamment dans la façon dont un jeune homme débarquant en prison, Rune, interprété par le magnifique Pilou Albaek révélé dans la série Borgen, découvre les codes carcéraux et est immédiatement enrôlé par quelques "gros bras" régnant dans l'établissement pour rendre quelques services.

Entre trafic de drogue, règlements de comptes et clivages religieux, les respirations sont rares pour le spectateur envoyé pendant 1h39 dans un univers carcéral oppressant aux fréquents accès de brutalité (le film est interdit aux moins de 12 ans).

En s'intéressant à l'implacable engrenage de la violence entre détenus et aux relations ambiguës qui s'y nouent, l'efficace "R", qui ravira les amateurs de films noirs, se veut une restitution aussi réelle que possible de la vie derrière les barreaux. Signe de leur volonté de coller à la réalité, les réalisateurs ont confié plusieurs rôles à d'anciens taulards, dont certains ont séjourné dans l'ex-prison où a été tourné le film.

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