En salles cette semaine, "Les conquérants" et sur "Le chemin de l'école"

le
0
"Sur le chemin de l'école" All Rights Reserved
"Sur le chemin de l'école" All Rights Reserved

(AFP) - Egalement en salles mercredi, aux côtés de "Blue Jasmine", "Rush" ou "Mon âme par toi guérie", une comédie dramatique "Les conquérants" et un documentaire "Sur les chemins de l'école".

- "Les conquérants" de Xabi Molia, avec Denis Podalydès et Mathieu Demy. La vie, l'amour, la mort, et les superstitions vues par deux demi-frères qui n'ont pas grand-chose en commun: l'un est comédien de second rang nommé Galaad, comme le fils de Lancelot du lac (Podalydès), l'autre entraineur d'un petit club de football, Noé, comme le personnage biblique (Demy).

Les deux quadra, qui collectionnent les ennuis de tous genres (boulot, santé, amour etc), se retrouvent à l'enterrement de leur aventurier de père. Persuadés que le mauvais oeil les poursuit depuis que leur géniteur a dérobé rien moins que le graal, Galaad et Noé décident d'aller le récupérer chez le collectionneur qui le conserve pour le ramener dans sa grotte d'origine.

"Un film joyeux sur des gens qui vont mal" résume le réalisateur Xabi Molia, dans le dossier de presse. De fait, le long métrage balance constamment entre humour et drame, alternant scènes cocasses - le vol du Graal, la rencontre avec un ours dans la forêt etc - et réflexion plus profonde sur des sujets graves comme quoi faire de sa vie quand la maladie a fixé une limite etc.

"Ce sont des personnages en reconquête d'une vie qui est en train de leur échapper", explique le cinéaste selon lequel il s'agit d'un film d'aventure "dans lequel deux hommes comme vous et moi sont conduits malgré eux à accomplir des exploits".

Denis Podalydès et Mathieu Demy, forment un duo détonnant dans un film plein de poésie.

- "Sur le chemin de l'école" de Pascal Plisson entraîne le spectateur aux quatre coins du monde - Kenya, Maroc, Argentine, Inde - à la rencontre de gamins "prêts à tout pour accéder à l'école", explique à l'AFP le cinéaste.

Quel que soit le continent, la pauvreté règne et les familles choisies font partie de celle qui ont décidé d'envoyer leurs enfants à l'école, seul moyen selon elles d'avoir un avenir meilleur.

Mais surtout, l'école est loin, très loin. Autrement dit pour accéder au savoir, il faut d'abord accomplir un exploit physique.

Carlito, gamin de Patagonie, quitte le troupeau de chèvre familial pour faire 18 km à cheval tous les matins avec sa petite soeur en croupe.

Zahira, 12 ans, doit faire quatre heures de marche tous les lundis sur des chemins très escarpés du Haut-Atlas marocain pour rejoindre son pensionnat.

Dans le golfe du Bengale, Samuel l'handicapé va à l'école grâce à ses deux frères qui poussent chaque matin son ersatz de fauteuil roulant.

Jakson le Kenyan, accompagné d'une jeune soeur, marche deux heures dans la savane matin et soir, craignant les animaux sauvages - surtout les éléphants - et les brigands.

Pas de voix off sur ce documentaire, uniquement des paroles d'enfants, et des paysages, souvent dangereux, à couper le souffle.

"Je ne voulais pas faire un film voyeuriste avec la misère pour fil conducteur mais réunir des enfants optimistes", poursuit Pascal Plisson, spécialiste des documentaires animaliers.

"Jackson est l'enfant le plus pauvre de son école, c'est lui qui habite le plus loin, qui est le capitaine de l'équipe de foot et le premier de la classe, et c'est ce gars-là que je ne connaissais pas et qui me sort qu'il avait toujours espéré que quelqu'un comme moi viendrait pour essayer de l'aider!", raconte Pascal Plisson, qui continue de suivre les enfants et les aider via des mécènes privés ou des associations.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant