En meeting à Lyon, Fillon assume son projet «radical»

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En meeting à Lyon, Fillon assume son projet «radical»
En meeting à Lyon, Fillon assume son projet «radical»

6000 personnes chauffées à blanc dans l'immense salle Eurexpo à Lyon (Rhône), un parterre d'une soixantaine de parlementaires, dont une vingtaine d'ex soutiens de Nicolas Sarkzoy (de Laurent Wauquiez, à Eric Woerth, en passant par Guillaume Larrivée), Nadine Morano, son nouveau rallié Bruno Le Maire qui, a lâché durant son discours un mythique «Evitez les Bruno président. C'est pas pour tout de suite ! »...

 

Pas d'artillerie lourde contre Juppé

 

Ce mardi, pour son premier meeting de l'entre deux tours, François Fillon a vu grand. Il y a tout juste une semaine, personne ne l'aurait imaginé haranguer la foule durant l'entre deux tours. Désormais, l'ex quatrième homme de la primaire devenu archi-favori depuis dimanche dernier et son score canon de 44% des voix, entend se glisser dans des habits de présidents qui, à présent, ne semblent plus trop grand pour lui. C'est donc un Fillon libéré, délivré presque, qui est monté sur scène: «Dimanche dernier, vous avez tout bousculé», lance-t-il pour déchaîner ses supporters.

Les juppéistes cognent comme des sourds sur son programme économique trop «radical » et son côté «réactionnaire»? Lui, assume. Tout. Pas question de lisser, ni de polir son image. Il décline une heure durant ses propositions libérales, mais aussi celles sur la famille, la sécurité ou l'islam (qu'il souhaite encadrer administrativement), sans les adoucir. Madeleine de Jessey, la tête de proue de Sens Commun (NDLR: l'émanation politique de la Manif Pour Tous) figure parmi les invités...

 

«Si on n'est pas radical maintenant...»

 

La campagne a beau s'être tendue entre les deux finalistes, François Fillon ne sort pas pour autant l'artillerie lourde contre Alain Juppé. Pas une phrase sur la polémique du jour au sujet de l'avortement (lire ci-dessous). Il préfère répondre aux doutes émis par son rival sur ses propositions économique: «Si on n'est pas radical maintenant, ...

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