En marge de Nuit debout : le témoignage d'un jeune casseur

le , mis à jour à 10:19
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En marge de Nuit debout : le témoignage d'un jeune casseur
En marge de Nuit debout : le témoignage d'un jeune casseur

Le rendez-vous, convenu après des échanges sur les réseaux sociaux, n'a pas été choisi au hasard. Mais devant les Rupins, célèbre café du boulevard Magenta à Paris (Xe). Tout un symbole... il était là bien avant pour « vérifier » si l'entrevue n'était pas « un piège des racailles de flics ». Appel et contre-appel au téléphone pour vérifier. Un compère désigné d'un coup d'oeil veille sur le trottoir. Visage émacié, brun, des mains marquées par les cicatrices, svelte et adepte des combats de rue, Florian, 23 ans, appartient à ceux que la préfecture de police désigne comme les casseurs.

« Pour votre démocratie, nous sommes des casseurs. Nous, on combat pour rendre le vrai pouvoir aux gens. Il est temps que l'insurrection vienne... » revendique le jeune homme, un temps étudiant en biologie à l'université Paris-Diderot mais « en rupture avec l'éducation universitaire figée sur des concepts bourgeois ».

Il cite Lénine par cœur

Ce fils de pharmaciens, master de bio en poche, ne cache pas son admiration pour la culture marxiste et avoue que sa lecture préférée est « De l'Etat » par Lénine qu'il cite par coeur tout au long de la conversation. Le mouvement Nuit debout n'est pour lui qu'un « prétexte à l'action réelle ». « Ils sont gentils mais pas très déterminés », juge celui qui était déjà là lors de la COP21. Il définit sa mission comme « un éveil nécessaire des consciences » face « à l'empire de l'argent ». Les phrases toutes faites s'enchaînent. Florian ne renie rien des violences qui émaillent les Nuits debout. « Il faut en passer par là. C'est un entraînement à défier cet Etat répressif qui criminalise les syndicalistes, jette à la rue les ouvriers, les employés et les cadres. Le combat ne fait que commencer. Les jeunes comme moi sont condamnés aux petits boulots à répétition. Il faut un idéal pour vraiment vivre », s'envole-t-il en tapotant son briquet ...

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  • frk987 il y a 8 mois

    Finalement la seule certitude c'est que Staline arrive en tête des assassins suivi de presque loin par AH....c'est ça la réalité. Et Dieu merci il est mort en 53, je n'imagine même pas le désastre qu'il aurait pu faire en se faisant centenaire.

  • frk987 il y a 8 mois

    Ah il existe encore un admirateur de Lénine, vite, faut l'empailler et le mettre au muséum !!!!!!

  • jean-648 il y a 8 mois

    wanda: Lénine a soumit le peuple à son idéologie. Les goulags en sont la preuve.

  • wanda6 il y a 8 mois

    M8252219 : pourquoi Lénine était un tyran ? il a libéré le peuple

  • M8252219 il y a 8 mois

    Étudiant en biologie fils de pharmacien : un fils de bourgeois mal éduqué qui en veut encore plus et surtout dominé les autres comme lénine et staline c'est un tyran en herbe.