En Libye, la guerre est une affaire de famille

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REPORTAGE - Rassemblés par amitié, appartenance à un clan ou juste à une même université, des groupes de Libyens montent au front pour lancer des assauts désorganisés contre les forces loyalistes.

Le jeune homme tourne dans l'unique café encore ouvert de Brega. Lunettes noires de contrefaçon, rangers hors d'âge et tee-shirt rouge, il fait du mieux qu'il peut pour ressembler aux Shebabs, les combattants rebelles, qui peuplent désormais ce bourg libyen. «Nous sommes tous là pour la même raison. Nous nous battons pour notre liberté et pour que Kadhafi s'en aille.» Khalil, 18 ans, ne parle que sous le contrôle de son grand frère, Ibrahim. Ce dernier n'est que son aîné de sept ans, mais maintenant il est aussi son chef. Le chef de la petite armée familiale que les al-Hunti ont levée contre la dictature du Guide.

Il y a là presque tous les hommes du clan. Le père, Mansour, un fonctionnaire du ministère de la Santé, son frère, quatre de ses fils et des cousins. Ils sont neuf en tout, partis il y a huit jours de Benghazi pour le front. «Nous étions chez nous, dans le salon. Nous avons eu une longue discussion, et puis nous avons décidé de partir. C'est notre devoi

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