En Italie, les partis mènent grand train

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Les Italiens sont à la diète, mais les formations continuent de recevoir de l'État des sommes folles.

La politique vit de la corruption. Pas simplement des scandales qui défraient périodiquement la chronique. Mais aussi des financements publics aux partis qui augmentent - paradoxalement - après chaque nouvelle affaire. De 0,35 euro par électeur et par an, le «remboursement» par l'État des «frais de campagne électorale» est passé à 4 euros lors des dernières législatives de 2008. Il pourrait même atteindre bientôt 6 euros. L'État subventionne ainsi chaque année les partis à hauteur de plusieurs millions d'euros, une véritable folie en période d'austérité.

«Dire qu'on se retrouve aujourd'hui dans la même situation qu'en 1974!», s'exclame Sergio Rizzo, en épluchant les registres de la Cour des comptes. Ce journaliste d'investigation du Corriere della Seraest l'un des meilleurs experts italiens du financement des partis. Ses livres, devenus des best-sellers, dénoncent sans ménagement les excès de «la Caste», nom qu'il a donné à l'ensemble de ceux qui diri...

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