En Italie, le retrait de Bossi marque la fin d'une époque

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Englué dans un scandale de corruption, le leader de la Ligue abandonne la direction d'un parti tout-puissant au nord de l'Italie à quelques semaines des municipales test pour Mario Monti.

De notre correspondant à Rome,

Une page d'histoire se tourne avec la décision d'Umberto Bossi d'abandonner la direction de la Ligue du Nord, le parti séparatiste et xénophobe qu'il a fondé il y a vingt-trois ans.

Entré jeune en politique, militant dans les rangs du Parti communiste, cet activiste découvre à 38 ans les thèses autonomistes et fonde un mouvement qu'il transformera bientôt en un parti dont le leitmotiv sera: «Le Nord avant tout.»

Doté d'une intuition animale et d'une grande habileté tactique, il est le premier sur la scène italienne à percevoir le malaise du nord du pays, composé de dizaines de milliers de petits industriels et commerçants exaspérés par les lenteurs de l'administration, les pressions du fisc, l'extrême centralisation du pouvoir. Il a résumé ce sentiment de révolte dans un slogan qui a fait sa fortune politique: «Roma ladrona» («Rome la voleuse»).

Le mythe de la Padanie

Pour donner corps à cette révolte, Bossi a inventé un concep

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