En Iran, les derniers zoroastriens entretiennent toujours le feu sacré

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Près de 30 000 personnes pratiquent toujours le zoroastrisme en Iran.
Près de 30 000 personnes pratiquent toujours le zoroastrisme en Iran.

Au temps de l'empire sassanide, avant la conquête arabe au VIIe siècle, le zoroastrisme était la religion officielle des Perses. Il y avait alors suffisamment de monde pour entretenir le feu, symbole divin, qui ne doit jamais s'éteindre. Mais aujourd'hui, dans le petit village de Cham, aux portes du désert, cette obligation est devenue une vraie contrainte pour la petite poignée de vieillards restés fidèle à ce culte, révélé par Zarathoustra, qui remonterait au VIIe siècle avant Jésus-Christ. La dame qui nous ouvre sa demeure porte une robe bariolée qui ne lui tombe pas jusqu'aux pieds, contrairement aux musulmanes, mais elle est voilée. Devant le portrait de son mari, décédé depuis trois ans, elle dépose chaque matin du thé, des fleurs, des pommes, des raisins pour l'accompagner dans la vie après la mort. Si ses bonnes actions l'ont emporté sur les mauvaises, son âme a franchi le pont de Chinvat pour rejoindre la Maison des chants, le paradis. Le zoroastrisme étant considéré comme une religion monothéiste, possédant l'Avesta, un recueil de textes sacrés, il est protégé par l'islam, ou du moins toléré, au même titre que les religions juive et chrétienne. Mais ses adeptes font l'objet de multiples discriminations (de très nombreux emplois leur sont interdits). Résultat, ils ne seraient plus guère que 30 000 en Iran, dont le tiers à Yazd et ses environs, une ville-oasis entre le désert du Dasht-e Kavir au nord, et celui du Dasht-e Lut...

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