En Iran, la France otage des États-Unis

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Une femme iranienne marche devant une fresque murale antiaméricaine peinte sur le mur de l'ancienne ambassade des États-Unis à Téhéran, théâtre en 1980 d'une prise d'otage de diplomates américains qui a duré 444 jours (photo d'illustration). 
Une femme iranienne marche devant une fresque murale antiaméricaine peinte sur le mur de l'ancienne ambassade des États-Unis à Téhéran, théâtre en 1980 d'une prise d'otage de diplomates américains qui a duré 444 jours (photo d'illustration). 

Sur le papier, l'Iran est un véritable eldorado. Les secondes réserves mondiales en gaz, les quatrièmes en pétrole. Un marché de 80 millions de personnes, éduquées et consuméristes, enfin débarrassé des sanctions internationales, après l'accord historique sur le nucléaire iranien du 14 juillet 2015. « La France a été un des pays les plus actifs, volontaires, et efficaces, depuis la reprise des relations économiques avec l'Iran », se félicite ainsi le ministre français de l'Économie et des Finances, Michel Sapin, en visite officielle à Téhéran. « Des contrats très importants ont été signés, que ce soit dans le secteur aéronautique qu'automobile. » Airbus, PSA, Renault se sont déjà rués sur l'occasion.

Mais ces juteux contrats cachent une réalité beaucoup plus contrastée. Nombre d'entreprises françaises redoutent toujours d'investir en République islamique. Car, si les sanctions internationales sur le nucléaire ont disparu, celles ? américaines ? relatives aux violations par Téhéran des droits de l'homme et à son soutien présumé au « terrorisme » au Moyen-Orient demeurent. Elles ont même été prolongées de dix ans en décembre dernier, par l'ancien président américain Barack Obama.

« Traumatisme » des banques

Or, en raison de leur caractère extraterritorial, ces sanctions visent, outre les sociétés américaines, toute entreprise étrangère commerçant en dollar...

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  • M7097610 il y a 12 mois

    une bonne raison de se rapprocher de la Russie et de la Chine... Les USA autorisent les transactions favorables à leurs propres entreprises. Malheur aux autres !