En Île-de-France tous les biens se vendent... mais au juste prix

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Ira Shumejko/Shutterstock.com
Ira Shumejko/Shutterstock.com

(Relaxnews) - Les propriétaires contraints de vendre ont enfin compris l'orientation des prix à la baisse. Avec en plus des taux d'emprunt très bas, les acheteurs bénéficient de conditions exceptionnelles. Selon MeilleursAgents.com, qui publie sa 46e édition des prix de l'immobilier résidentiel en Île-de-France, désormais tout se vend. Si les valeurs affichées sont réalistes.

"Il a fallu que les notaires confirment la baisse des prix à Paris pour que la psychologie des vendeurs recolle à la nouvelle dynamique du marché", annonce d'emblée Sébastien de Lafond, président et fondateur de MeilleursAgents.com. Le marché immobilier francilien alimenté par des propriétaires obligés de vendre pour des raisons professionnelles ou familiales a enfin atteint l'âge de raison.

Selon son baromètre des prix de l'immobilier résidentiel à Paris et en Île-de-France arrêté au 28 février dernier, la capitale recule de -0,8%. En revanche, en banlieue la situation est plus contrastée. Le Val-de-Marne est stable. Les Hauts-de-Seine affichent des valeurs en baisse de -1,9% parce que jugées trop proches de celles de Paris ou trop élevées par rapport à la Seine-Saint-Denis. A contrario, avec ses prix moyens plus doux ce département attire de nombreux acheteurs au point d'afficher une hausse significative de +2,1%. En Grande Couronne, plutôt stable, seuls les biens de grande qualité trouvent preneurs. Pour le reste, plus rien ne se vend, parce que les propriétaires n'ajustent pas encore leur prix par rapport à la réalité du marché.

Résultat : "les clés du marché sont désormais entre les mains des acheteurs", analyse le dirigeant. 20% des ménages franciliens ont été resolvabilisés grâce aux taux des prêts immobiliers très bas. Ils représentent "une part bien plus importante que celle des ménages écartés du marché à cause des mauvaises conditions économiques et du chômage". Pourtant de nombreux acheteurs espèrent encore des baisses plus importantes et reportent leur décision.

Exception faite du très haut de gamme pénalisé par "une fiscalité jugée confiscatoire par les acheteurs étrangers, avec un prix réaliste tous les biens se vendent en Île-de-France", assure le Sébastien de Lafond, tout en précisant, "un prix trop élevé fait fuir irrémédiablement les acheteurs. Il est indispensable aujourd'hui de comprendre les dynamiques hyper locales de chaque marché, dans chaque quartier".

slh/ls

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  • NYORKER le mardi 12 mar 2013 à 16:38

    Comme les deux heures pour deux euros chez FREE !!! le juste prix