En Grèce, la crise réveille le sentiment identitaire

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L'ONU et certaines ONG dénoncent une augmentation des agressions racistes.

«Si envoyer un immigré à l'hôpital est une manière de le dissuader de rester, alors c'est bien. Au moins, ça lui servira de leçon», déclarait au Figaro Stelios, un électeur d'Aube Dorée, le parti xénophobe grec, le soir des résultats des élections législatives de mai, alors que celui-ci récoltait près de 7% des voix. Radical, ce discours semble néanmoins se banaliser dans une partie de la société grecque. Vendredi, ils étaient environ 5000 immigrés à se réunir devant le Parlement à Athènes, pour dénoncer l'augmentation des agressions à caractère raciste à leur encontre.

Jeudi, c'est le Haut-Commissariat des réfugiés des Nations unies (UNHCR) qui avait fait part de sa préoccupation face à l'aggravation des attaques racistes, «phénomène qui a pris des dimensions inquiétantes et semble être coordonné par des groupes et individus se prévalant agir au nom de la sécurité publique alors qu'en réalité ils menacent les institutions démocratiques».

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