En Grèce, l'énergie du désespoir

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

Dans le dédale des rues d'Athènes, quatre ans après le début de la crise, les signes de reprise sont faibles, et les Grecs qui manifestaient par dizaine de milliers il y a encore un an sont si désespérés par les politiques de rigueur qu'ils ne descendent plus dans la rue. Pourtant, de prime abord, il est difficile de percevoir la souffrance de la population. Là où des commerces mettaient la clé sous la porte en 2011 s'ouvrent nombre de bars, de cafétérias et de restaurants. Pendant les fêtes et les week-ends, les terrasses sont pleines, tout comme les stations de sports d'hiver et les grands hôtels des sites balnéaires.Mais tout cela n'est qu'une apparence. Il faut bien reconnaître que la plupart des Grecs ont du mal à joindre les deux bouts. Là où certains souffrent en silence, la plupart jouent la débrouille, "les gens se serrent la ceinture, toutes les sphères de la société sont impactées", constate Giannis Elafrou, journaliste au grand quotidien Kathimerini. "Il y a pléthore d'exemples : les femmes accouchent de plus en plus à domicile pour ne pas payer les frais d'hôpital, les familles rapatrient leurs parents chez elles pour percevoir leur pension en les retirant des maisons de retraite, et la plupart des automobilistes ne font plus le plein, à cause de la flambée des prix de l'essence, ils mettent deux ou trois euros de carburant, juste assez pour rejoindre le métro le plus proche." Près d'un tiers de la population active est au...

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