En Grèce, l'austérité prive  les beaux-arts de modèles… 

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Dans le cadre d'une nouvelle circulaire anticorruption, le gouvernement impose aux employés de l'État - les modèles sont des fonctionnaires - d'avoir un diplôme de l'École de la fonction publique.

L'austérité n'épargne aucun secteur en Grèce, pas même celui des beaux-arts. Depuis le 1er janvier, l'embauche de vingt-huit mo­dèles a été reportée sine die. Motif : dans le cadre d'une nouvelle circulaire anticorruption, le gouvernement impose aux employés de l'État - les modèles sont des fonctionnaires - d'avoir un diplôme de l'École de la fonction publique. Non contentes d'être rémunérées 11 euros brut de l'heure pour poser cinq heures durant, les vingt-huit modèles, des femmes, voient donc leur embauche gelée. Scandale à Athènes ! Depuis mardi, les modèles bloquent l'entrée de l'École des beaux-arts. Elles posent immobiles, vêtues de noir, sous une banderole «Ne tirez pas sur les modèles !» Solidaires, les étudiants sont consternés. «On est obligés de fabriquer des poupées en tissu pour remplacer les modèles ! ­Comment voulez-vous travailler dans ces conditions?», demandent-ils, énervés. Certains demandent des opé­ratio

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