« En France, ON NE VEUT PLUS DE MOI »

le , mis à jour à 06:25
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« En France, ON NE VEUT PLUS DE MOI »
« En France, ON NE VEUT PLUS DE MOI »

Il est « chinois » depuis fin septembre. Malgré ses bons résultats à Rio, Hugues Obry, 43 ans et ancien champion du monde, s'est en effet exilé à Pékin où il entraîne les équipes nationales d'épée. Boudé par la France de l'escrime qui, décidément, n'a pas beaucoup d'égards pour ses entraîneurs à succès, puisque Franck Boidin, coach des fleurettistes vice-champions olympiques au Brésil, part lui en janvier s'occuper de l'équipe féminine du Japon. Bien sûr, Obry et Boidin, anciens athlètes médaillés aux Jeux et aux Mondiaux, sont des grandes gueules pas forcément faciles à gérer, mais était-ce une raison pour s'en séparer ? S'il est hyper heureux de ce qu'il a trouvé à Pékin et de l'aventure qui s'annonce, Hugues Obry ne comprend pas. Confessions d'un homme amer.

 

Pourquoi être parti entraîner la Chine alors que vous êtes revenu des Jeux de Rio avec l'or olympique par équipes et le bronze de Gauthier Grumier ?

HUGUES OBRY. En France, on ne veut plus de moi. On me l'a fait comprendre depuis un petit moment déjà. Des gens étaient contre moi, on me mettait des bâtons dans les roues. Après avoir été double champion du monde à Kazan en 2014 (NDLR : Robeiri et par équipes), j'espérais qu'on me laisserait travailler un peu tranquille. Mais dans le fond, ils n'ont jamais voulu me garder. Ils ont toujours eu dans l'idée de me virer.

 

Pourquoi vous virer ?

Je ne sais toujours pas. La vraie raison, c'est que j'ai une grande gueule. Je dis ce que je pense.

 

C'est qui « on » ?

La Fédération en général. On m'a laissé dans l'inconnu. J'ai demandé si je pouvais faire partie du plan jusqu'aux prochains Jeux. On m'a répondu qu'on ne pouvait rien me dire. Je sais par exemple que Boisse (Philippe, ancien champion olympique, aujourd'hui vice-président de la FFE chargé du haut niveau) est contre moi. Il m'appelle « Ducon »... Je ne sais pas pourquoi. Je respecte le sportif qu'il a ...

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