En France, le premier village Alzheimer ouvrira ses portes en 2018

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Le concours d’architecture sera organisée en janvier 2016, la première pierre posée en janvier 2017 . Le projet, inspiré d’un village déjà constuit aux Pays-Bas, coûtera environ 22 millions deuros.

Une grande première en France. Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat chargée des personnes âgées et de l’autonomie, a officialisé lundi à Mont-de-Marsan un projet de village Alzheimer dans les Landes, le premier du genre en France, qui accueillera 120 résidents à son ouverture prévue en 2018. Le but d’un tel village est de maintenir aussi longtemps que possible les malades d’Alzheimer dans une vie sociale ordinaire, sans blouse blanche visible mais sous l’étroite surveillance de soignants et de bénévoles.

Il sera pour les résidents «un lieu où l’on peut continuer de vivre dans la vraie vie avec la personne aimée, avec laquelle on a toujours vécu», a souligné Mme Rossignol lors d’une conférence de presse, à l’occasion de la Journée mondiale d’Alzheimer. La ministre a annoncé que l’Etat débloquerait trois millions d’euros par an pour le financement du budget de fonctionnement de ce village.

«C’est un gros effort, un très gros effort, mais c’est une subvention à portée nationale pour un établissement référent», a-t-elle souligné à propos de ce «projet pilote» qui a vocation, selon elle, à essaimer dans tout l’Hexagone. «C’est un projet landais certes mais c’est aussi un projet national», et ce village sera «un lieu emblématique qui marquera un tournant dans la prise en charge de la maladie», a assuré la ministre.

Le coût global de ce projet, inspiré du modèle néerlandais du premier village Alzheimer en Europe fondé en 2009 à Weesp - et que Le Figaro avait visité - est estimé à quelque 22 millions d’euros (construction, mobilier et divers aménagements). Il est porté depuis près de deux ans par le Conseil départemental des Landes présidé par le socialiste Henri Emmanuelli qui n’a pas souhaité à ce stade détailler le financement global du projet «puisqu’il n’est pas encore bouclé». M. Emmanuelli a toutefois donné quelques pistes en citant parmi les futurs investisseurs possibles «la CDC, des fondations et des sponsors privés».

Le budget de fonctionnement annuel est estimé à 8,5 millions d’euros, contribution de l’Etat comprise, a précisé à l’AFP Francis Lacoste, qui pilote le projet au conseil départemental. «Les 5,5 millions d’euros restant se répartiront entre le département et l’Etat qui se partagent le financement de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et les résidents qui devront payer un prix estimé entre 60 et 65 euros par journée», selon M. Lacoste. Si le choix du site n’est pas encore arrêté, le calendrier est d’ores et déjà défini. Le concours d’architecture sera organisée en janvier 2016, la première pierre posée en janvier 2017 et le premier résident devrait être accueilli en juin 2018.

«Les villages Alzheimer ont de l’avenir, quand le vôtre aura démontré toutes les opportunités qu’il offre», a-t-il lancé aux acteurs du projet. Et d’ajouter que ce village est «aussi un projet pour les chercheurs», en soulignant la «perplexité» de certains d’entre eux sur l’efficacité des traitements médicamenteux contre Alzheimer. Selon M. Emmanuelli, des contacts ont déjà été pris avec des chercheurs, «notamment avec la Salpétrière à Paris».

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  • dotcom1 le lundi 21 sept 2015 à 16:54

    D'ici 2017? La plupart des Alzheimer auront déjà oublié l'info.

  • stuvaza le lundi 21 sept 2015 à 13:59

    Un seul pour combien de souffrants ? d'ici 2017... espérons que ça ne tombe pas dans l'oubli. Vu que l'immigration semble être prioritaire...

  • gpiche le lundi 21 sept 2015 à 13:44

    Comment peut-on dire (voir l'article) que "les villages Alzheimer ont de l'avenir" ?!