En Espagne, le dogme de la décentralisation vacille

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Les communautés autonomes constituent la moitié de la dépense publique espagnole et peinent à tenir leurs comptes.

«Monsieur Rajoy, faut-il repenser notre modèle régional?», Pepa Bueno, la présentatrice vedette du journal télévisé de TVE 1, interviewait mardi soir le candidat du Parti populaire (PP). Il y a peu, poser la question était encore incongru. Car la puissance des 17 «communautés autonomes», les régions espagnoles, est étroitement liée à la démocratisation. De nombreux Espagnols associent, en effet, le jacobinisme madrilène au franquisme, une dictature centraliste et hostile aux identités locales.

Mais, depuis que la crise frappe l'Espagne, les tabous tombent les uns après les autres. Même la décentralisation, l'une des plus poussées au monde, est remise en cause. À la télévision, Rajoy, fidèle à lui-même, a répondu prudemment: «Je ne suis pas partisan des révolutions. Jusqu'à présent, le modèle a plutôt bien fonctionné».

La crise, pourtant, révèle un non-dit. Les régions, qui gèrent la moitié de la dépense publique espagnole, peinent à tenir l

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