En Espagne, guerre des nerfs autour des devoirs scolaires

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Affiche de la Confédération espagnole des associations de parents d'élèves contre les devoirs à la maison.
Affiche de la Confédération espagnole des associations de parents d'élèves contre les devoirs à la maison.

Les jeunes Espagnols croulent sous les devoirs. En pure perte : le pays est le premier de l’UE en termes d’abandon scolaire. Pour l’association majoritaire de parents d’élèves, cette surcharge de travail est contre-productive. Elle appelle à la désobéissance.

LETTRE DE MADRID Ils ont 4 ans et des lignes d’écriture à compléter à la maison, 5 ans et des pages de leurs albums d’enfant à déchiffrer, 8 ans et déjà une heure de devoirs par jour, 13 ans et plus le temps de faire du judo ou de la gym, 15 ans et ils bûchent tous les week-ends, cumulant 60 heures de travail par semaine, entre les cours et les exercices…

Les jeunes Espagnols croulent sous les devoirs. Ce n’est pas nouveau, mais la Confédération espagnole des associations de parents d’élèves (Ceapa), qui réunit 12 000 associations, a décidé de dire « Basta ».

Après une intense opération de communication dans les centres scolaires, auprès des enseignants, des conseillers d’éducation régionaux ou du ministère, le débat s’est imposé dans la société espagnole. Et la Ceapa a décidé de passer la vitesse supérieure. Durant tous les week-ends de novembre, elle appelle à la grève des devoirs scolaires.

Matraquage « La surcharge de devoirs est une source d’échec et d’abandon scolaire, explique José Luis Pazos, le président de la Ceapa, qui défend leur abolition pure et simple. On se rend compte qu’au fur et à mesure que les enfants avancent dans le cursus scolaire, la démotivation l’emporte sur le plaisir initial d’aller en classe et qu’ils finissent par détester l’école. De plus, les devoirs augmentent les inégalités entre ceux dont les parents ont les moyens culturels, intellectuels ou financiers pour les aider, et ceux qui ne les ont pas… »

L’Espagne est le cinquième pays de l’O...

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