En enfer avec les narcotouristes

le
0
En passe de devenir le premier producteur de cocaïne au monde, le Pérou doit faire face à l'organisation redoutable de ses cartels qui inondent le marché européen. Nous avons remonté cette nouvelle route de la drogue, où certains passeurs sont français.

Il est minuit à l'aéroport de Lima. Il n'y a plus personne dans les grands couloirs blancs, dans le hall, derrière les comptoirs. Le dernier avion pour Madrid s'est envolé. Cette nuit encore, il laisse derrière lui un passager. Il s'appelle David et c'est une « mule », un passeur de cocaïne. Arrêté à l'embarquement par les « profileurs » de la brigade des stupéfiants, cet Espagnol de 36 ans passera les deux prochaines années en prison. Pour l'heure, David attend, le regard planté dans le carrelage blanc du commissariat de l'aéroport. Questionné par les policiers, le passeur «ne se rappelle plus». De toute façon, «il n'est pas stupide et veut rester en vie». La procédure est rodée : les policiers n'insistent pas, le procureur remplit les papiers, la chimiste attend les échantillons. Les gestes sont mécaniques, car, en moins d'une décennie, la traque des passeurs est devenue l'activité principale des policiers de l'aéroport.

Grâce à une machien, le «bodyscan», les douaniers vérifient si les mules ont avalé des capsules de drogue.
Grâce à une machien, le ...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant