En Égypte, les Frères musulmans concurrencés par les durs d'al-Nour

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Dans le nouveau paysage politique égyptien, les partis salafistes Liberté et Justice et al-Nour prônent un retour aux sources fondamentales.

«Nous ne sommes pas une théocratie.» Face à un parterre de jeunes, réunis mercredi à l'occasion de la première assemblée générale des étudiants égyptiens, le président Mohammed Morsi, issu des Frères musulmans, s'est voulu rassurant face à une jeunesse inquiète de la coloration religieuse du nouveau paysage politique. Mais son discours tranche avec celui de certains salafistes, plus radicaux, qui se verraient bien vivre comme au temps du Prophète.

Véritables gagnants de l'après-Moubarak, dans un pays où les forces libérales pâtissent d'un manque d'organisation et de moyens financiers, ces deux courants islamiques, interdits sous l'ancien régime, sont souvent perçus comme un bloc homogène. En fait, leurs branches politiques - le parti Liberté et Justice et le parti al-Nour (la lumière) - sont plus dans une logique de compétition que de ralliement autour d'une même cause. D'abord parce que leur interprétation de l'islam diffère sur bien des points.

«Les Frè

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