En Égypte, le complot n'est plus une théorie

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L'ex-président égyptien Mohamed Morsi, s'exprimant derrière les barreaux du box des accusés, lors de son procès, le 4 novembre dernier.
L'ex-président égyptien Mohamed Morsi, s'exprimant derrière les barreaux du box des accusés, lors de son procès, le 4 novembre dernier.

C'est le symbole d'une révolution qui déraille. Alors que l'ex-président déchu Hosni Moubarak demeure en liberté conditionnelle depuis août dernier, son successeur à la tête de l'État, l'islamiste Mohamed Morsi, risque, lui, la peine de mort. L'ancien président islamiste élu, renversé par l'armée en juillet et depuis détenu dans un lieu tenu secret, est désormais accusé d'espionnage par la justice égyptienne. À en croire le procureur, il s'agit même de "la plus grande conspiration de l'histoire de l'Égypte". Une accusation de plus pour le Frère musulman, dont l'organisation a sombré en un temps record du sommet aux abîmes de l'État. Depuis le "coup de force populaire" du 30 juin dernier, l'organisation islamiste a vu plus d'un millier de ses partisans abattus, pendant que ses responsables étaient arrêtés un à un, sur des accusations d'incitation au meurtre. Les faits remontent au 5 décembre 2012. À l'époque, la décision de Mohamed Morsi d'élargir ses pouvoirs, à la faveur d'un décret présidentiel le plaçant au-dessus de la justice, provoque la colère des opposants laïques et de gauche.ÉvasionDes dizaines de milliers d'entre eux encerclent le palais présidentiel, exigeant l'annulation de la décision. En réponse, les Frères musulmans appellent leurs partisans à déloger par la force les contestataires. De graves heurts éclatent. Sept personnes périssent. "Mohamed Morsi n'avait pas confiance en la police, dont il...

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