En Égypte, l'économie pâtit de l'incertitude politique

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Depuis la révolution de janvier 2011, la croissance a fortement chuté, plombée notamment par la chute vertigineuse du tourisme. Les enjeux économiques se retrouvent au centre de la campagne présidentielle.

«Il nous faut un retour à la stabilité, relancer le tourisme, car l'Égypte est en train de sombrer», s'alarme Ahmed, chauffeur de taxi cairote, au volant de sa voiture. «Ahmed Chafiq est l'homme de la situation. C'est le seul qui pourra mettre fin à ces files d'attente interminables», pronostiquait-il, il y a une dizaine de jours, alors que la capitale et le sud du pays étaient frappés d'une pénurie d'essence.

Chute vertigineuse du tourisme, pénurie de gaz et d'essence, hausse des prix et du chômage: depuis la révolution de janvier 2011, l'Égypte peine à relever la tête, à tel point que l'économie est devenue un enjeu central de la campagne et a motivé bon nombre d'électeurs à voter Ahmed Chafiq, ancien général incarnant l'ordre et se présentant comme le champion du retour à la stabilité.

La croissance, qui caracolait aux alentours des 5 % lors des derniers mois du régime de Hosni Moubarak, s'élève en moyenne à 1,7 % depuis la révolution. Le tourisme

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