En Ecosse après le Brexit, la reine Elisabeth prône la réflexion

le
3
    EDIMBOURG, 2 juillet (Reuters) - Elisabeth II a prôné la 
réflexion et le calme samedi devant les parlementaires écossais 
tout en reconnaissant que rester calme pouvait être difficile 
dans un monde en mutation. 
    La souveraine britannique, qui s'exprimait pour l'ouverture 
officielle de la cinquième session du Parlement écossais, n'a 
pas évoqué directement la sortie du Royaume-Uni de l'Union 
européenne en faveur de laquelle les Britanniques se sont 
prononcés la semaine dernière.  
    En Ecosse où l'électorat a majoritairement voté pour rester 
au sein de l'UE, des appels se sont fait entendre à la suite de 
ce résultat pour l'organisation d'un second référendum sur 
l'indépendance après celui de 2014 où les Écossais ont décidé de 
rester dans le Royaume-Uni. 
    "Nous vivons et travaillons dans un monde de plus en plus 
complexe et contraignant où les événements peuvent se produire à 
une vitesse remarquable - et c'est d'ailleurs le cas - et 
conserver la capacité de rester calme et réfléchi peut être 
difficile", a déclaré la reine, qui doit faire preuve d'une 
stricte impartialité en politique. 
    "Comme ce Parlement l'a démontré avec succès au fil des ans, 
ce qui fait la qualité des dirigeants dans un monde qui va si 
vite est d'accorder une place suffisante à une réflexion et une 
méditation tranquilles, susceptibles de permettre un examen plus 
profond, plus calme, de la meilleure façon de traiter les 
difficultés et les opportunités", a déclaré la monarque de 90 
ans. 
    Le Brexit a déclenché une bataille pour la direction du 
Parti conservateur du Premier ministre David Cameron, qui a fait 
part de son intention de démissionner, tandis qu'au sein de 
l'opposition travailliste, son chef de file Jeremy Corbyn, a été 
accusé d'avoir fait preuve de trop de tiédeur pendant la 
campagne pour le référendum du 23 juin. 
    En Ecosse, la Première ministre Nicola Sturgeon s'est 
engagée à tout faire pur maintenir l'Ecosse au sein de l'UE, y 
compris en organisant un second référendum sur l'indépendance. 
En 2014, les Écossais l'ont rejetée à une majorité de 55%, 
contre 45% qui ont voté pour.     
 
 (Elisabeth O'Leary; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • jean-648 il y a 9 mois

    Le calme et la réflexion, cela aurait bien servit les pro-Brexit.

  • phili646 il y a 9 mois

    A part inaugurer les chrysanthèmes que peut t'elle faire d'autre !!!!

  • M5441845 il y a 9 mois

    Pas sur que l'Ecosse ait quelque chose a gagner a quitter le Royaume Unis pour être en Europe. Si on passe outre les rancunes de l'Histoire, les Ecossais doivent se demander si demain il leur sera plus facile de discuter avec Bruxelles qu'avec Londres. Ont ils plus de points communs et d'affinités avec les Hongrois ou les Grecs qu'avec les Anglais? La réponse mérite une réflexion approfondie, la Reine a raison.