EN DIRECT. Cahuzac a livré sa vérité et opposé ses silences aux députés

le
2
EN DIRECT. Cahuzac a livré sa vérité et opposé ses silences aux députés
EN DIRECT. Cahuzac a livré sa vérité et opposé ses silences aux députés

Après l'avoir quittée sous l'opprobre générale, Jérôme Cahuzac a fait son retour à l'Assemblée. L'homme par qui le scandale est arrivé a été auditionné ce mercredi après-midi à partir de 16h30 par la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire qui porte son nom. Celui qui a provoqué un séisme politique en avouant -après avoir fermement nié, y compris dans l'hémicycle- avoir détenu un compte non-déclaré à l'étranger, a été interrogé sur les éventuelles protections dont il aurait pu faire l'objet.

Présidée par l'UDI Charles de Courson, cette commission d'une trentaine de députés a ciblé ses investigations sur l'action du gouvernement pendant que Jérôme Cahuzac, encore ministre du Budget, niait en bloc les révélations l'accablant, même auprès de ses conseillers les plus proches.

Dans la matinée, le principal intéressé avait promis, auprès d'Europe 1, qu'il répondrait «le plus sincèrement possible aux questions» qui lui seront posées. Il a par ailleurs estimé faire figure de «bouc émissaire idéal de toutes les turpitudes politiques». «Ils m'ont tous jugé par avance, même certains qui se disaient mes amis», a-t-il également regretté.

Autant de propos qu'il a démenti face à ses anciens pairs. Quant à sa promesse de faire la vérité, elle n'a été qu'en partie tenue. Il a notamment décliné les questions directes sur les banques dans lesquelles il avait placé de l'argent à l'étranger, le mécanisme juridique utilisé pour cela, sur les dates de transferts ou encore sur ses voyages en Suisse. Le tout, en se retranchant derrière «l'instruction en cours».

Il a, par ailleurs, dédouané le président de la République François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, comme ses collègues du gouvernement, assurant qu'il avait «menti à tout le monde». Tour à tour mettant et retirant ses lunettes, prenant des notes, demandant à plusieurs reprises aux députés de ne pas ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • rusti13 le jeudi 27 juin 2013 à 10:46

    ump.ps Vous détenez le pouvoir maintenant, mais dans une décennie nous détiendrons le pouvoir et nous vous demanderons des comptes. Nous vous traînerons devant un tribunal du style Nuremberg où vous serez jugés pour haute trahison, où vous serez jugés pour crimes contre l’humanité, et pour la première fois depuis longtemps, nous serons vos juges. »

  • g.dupuy le mercredi 26 juin 2013 à 20:24

    Un menteur parle aux voleurs, c est passionnant.