En Chine, les animaux rares continuent de finir à la casserole

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En Chine, les animaux rares continuent de finir à la casserole
En Chine, les animaux rares continuent de finir à la casserole

Porcs-épics en cage ou tortues en voie de disparition, les espèces animales rares sont en vente libre dans ce marché du sud de la Chine, à Conghua, dans la province du Guangdong. Pourtant, les autorités assurent lutter contre les trafics et les spécialités culinaires illégales.

Au mois d'avril, la Chine a corsé la peine encourue par les consommateurs ou vendeurs d'espèces menacées, la faisant passer à 10 ans de prison. Mais l'application de la loi est manifestement laxiste dans cette province. Les restaurants méridionaux chinois sont réputés pour leurs saveurs exotiques, leurs clients aimant se dire capables de «manger tout ce qui a quatre pattes, à part une table».

«Je peux vendre cette viande pour 500 yuans (60 ?) les 500 g», affirme un vendeur de pangolin au marché de vente en gros Xingfu, à Conghua. «Pour un animal vivant, il faut compter plus de 1000 yuans». Ce marché avait fait la une des médias chinois il y a deux ans, quand un fonctionnaire local avait affirmé au journal d'État Beijing Technology Times que son rôle de plateforme de trafic animal était un «secret de polichinelle.

Des salamandres géantes «en danger critique d'extinction»

Selon le vendeur, qui préfère conserver l'anonymat, vivre du commerce de ces animaux est de plus en plus difficile. «Les règles sont très strictes, maintenant», dit-il. Pourtant les commerçants sont bien présents, accompagnés de centaines de serpents se tordant dans des sacs de tissu blanc et de sangliers sauvages au regard perdu entre les barreaux de leur cage métallique.

Tous les produits ne sont pas illégaux, mais un énorme panneau propose des salamandres géantes, classées «en danger critique d'extinction» sur la liste rouge des espèces menacées, inventaire établi par l'ONG Union internationale pour la conservation de la nature.

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