En Chine, des villes fantômes révèlent la crise du modèle

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La Chine compte plusieurs villes désertes. Construite en 2005, Jing Jin devait accueillir 500.000 habitants... Aujourd’hui, seuls 10% des logements construits ont trouvé preneur.

En Chine, l’immobilier est plus que jamais dans l’actualité. Il y a quelques jours, Le Figaro Immobilier vous racontait comment les Chinois construisent des villes entières en Afrique, en important leur propre main d’œuvre et leur culture de l’urbanisation... Un phénomène qui a ses limites. D’autant que le modèle chinois connaît actuellement une crise sans précédent. L’immobilier représente 15% du PIB chinois. Conséquence: il s’agit d’un secteur qui détermine en grande partie la santé de l’économie chinoise...

Un reportage diffusé dans le journal télévisé de France 2 montre que la construction chinoise montre de réels signes de faiblesse et un ralentissement croissant depuis déja plus d’un an... Baisse des prix de l’immobilier - qui a notamment touché la capitale Pékin - mais également environs 70 villes du pays! C’est ce phénomène qui a été la première alerte. En février 2015, le marché enregistrait une baisse de 5,7% sur un an! Résultat: les promoteurs immobiliers ont dû restructurer une dette colossale .

Des villes vides à 90%

Le Figaro évoquait déjà il y a un an les risques sur la croissance que peuvent engendrer des mauvais résultats dans le secteur du bâtiment. Aujourd’hui, parallèlement au dégringolage boursier, la crise immobilière a également lieu. Des maisons, des immeubles, et des villes entières se retrouvent vident de tout habitant, de toute vie... C’est ce que l’on découvre dans ce reportage édifiant de France 2, où des journalistes se sont rendus dans l’emblématique ville de Jing Jin. Construite en 2005, Jing Jin aurait dû accueillir 500.000 habitants... mais 10% seulement des appartements ont trouvé preneur! Même constat pour les 3000 villas (sur 8000 prévues).

Une situation qui n’est pas isolée... Au contraire: ces logements vides, et ces rues désertes font désormais partie du paysage chinois. À Ordos, en Mongolie-Intérieure, le million de locataires qui était initialement prévu dans les grattes-ciel se fait attendre... Que faire face à un tel fiasco? Les autorités chinoises ont facilité l’acquisition des résidences secondaires, qui peuvent désormais être financées à 40% du bien, et non plus 70%. Une baisse des taux d’intérêt devrait relancer les prêts immobiliers.

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