En Centrafrique, la haine communautaire partie pour durer

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Des civils chrétiens narguent des civils musulmans, derrière une frontière fictive en papier toilette.
Des civils chrétiens narguent des civils musulmans, derrière une frontière fictive en papier toilette.

À Bangui, plusieurs faubourgs de la capitale sont devenus des symboles de la division entre communautés. La longue route qui traverse PK12, un quartier mixte où musulmans et chrétiens cohabitaient, s'est transformée en un no man's land qui s'étire sur plusieurs centaines de mètres. Quelques courageux ont ouvert leurs échoppes au bord du chemin mais déguerpissent dès que des tirs retentissent. Un rouleau de papier toilette blanc étiré en travers de la voie symbolise la ligne de démarcation. "Ici, c'est les chrétiens. De l'autre, les musulmans", explique Yaniss, un jeune du quartier. Et il ne fait pas bon de s'aventurer de l'autre côté de la "frontière". Chaque jour, de nouvelles exactions viennent alourdir le tableau des morts liés au conflit communautaire. Enrayer la spirale de la vengeance Personne ne semble prêt à la réconciliation, même si chaque dignitaire religieux exhorte ses fidèles au calme. Dans la paroisse Saint-Sauveur, où plus de 20 000 déplacés ont trouvé refuge, le père Marc Belikassa estime qu'il faut "pardonner et enrayer cette spirale de la violence". C'est une parole qu'il prêche à chaque messe. Et pourtant, il y a quelques jours encore, deux musulmans ont eu le malheur de s'aventurer dans le quartier Castor, à dominante chrétienne. Ils ont été lynchés puis brûlés par la foule. "Ce n'est pas humain, des actes comme ça", dénonce un officier de la Misca venu sécuriser les lieux. Au loin, une centaine de jeunes...

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  • LeRaleur le dimanche 2 fév 2014 à 11:54

    Une guerre de religion, comme partout, pour un Califat mondial.