En campagne avec «Joe le plombier»

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Les propos décapants de celui qui, en 2008, avait interpellé Obama en pleine campagne électorale deviennent le symbole de la rébellion de la classe moyenne.

La pluie redouble, formant des océans de boue, rue Parkwood à Toledo, une ville ouvrière du nord de l'Ohio. Mais Samuel Joseph Wurzelbacher, dit «Joe le plombier» n'abandonne pas pour si peu. Ce grand gaillard de 42 ans, au crâne lisse et au petit bouc blond, visse une casquette sur sa tête, enfile un blouson, et s'engouffre dans son pick-up, dont la portière est décorée d'un blason de l'organisation de vétérans qu'il a créée en Alaska, où il a passé cinq ans dans l'armée de l'air. Direction un quartier populaire du neuvième district, où il est candidat au Congrès des États-Unis d'Amérique. La primaire républicaine qui l'oppose à un certain Steve Kraus, agent immobilier et nouveau venu en politique, lui aussi, a lieu le 6 mars, en même temps que le Super Mardi.

«Le porte à porte est très important, J'ai déjà visité plus de 5000 maisons, sans compter ceux que j'appelle au téléphone, explique Joe. À 16 heures, ce vendredi, beaucoup de portes sont close

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