En Birmanie, l'ONU n'est plus la bienvenue

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Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix en 1991, est la Première ministre de facto du gouvernement birman.
Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix en 1991, est la Première ministre de facto du gouvernement birman.

Il y a cinq ans, Aung San Suu Kyi était acclamée à l'ONU à Genève. Aujourd'hui, elle lui claque la porte au nez. Le gouvernement birman dirigé par la lauréate du prix Nobel de la paix a refusé, vendredi, l'entrée sur son territoire à trois enquêteurs mandatés par les Nations unies. Les avocats internationaux Indira Jaising et Radhika Coomaraswamy ainsi que le spécialiste des droits de l'homme Christopher Dominic Sidoti avaient pour mission d'établir les « faits et circonstances précises concernant les allégations de violations des droits de l'homme par les militaires birmans, en particulier dans la région de Rakhine. » Mais le secrétaire permanent aux affaires étrangères U Kyaw Zeya, interrogé par Reuters, a répondu qu'« il n'y avait aucune raison d'accueillir une telle mission ». En mars dernier, la Birmanie s'était déjà montrée hostile à une « mission d'enquête internationale qui ne ferait qu'attiser plutôt que de résoudre les problèmes ».

Figure de proue de l'opposition à la junte militaire, fondatrice du parti politique NLD (Ligue nationale pour la démocratie) et longtemps assignée à résidence, Aung San Suu Kyi semblait armée pour mener la transition démocratique. Hélas, celle que l'on surnommait la « Nelson Mandela asiatique » ou encore « l'héroïne de Birmanie » a déçu.

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