En Biélorussie, sur les terres martyres de Tchernobyl

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Alexandre, 50 ans, se trouve sur un lieu ou sa maison natale est située. Il y a eu environs 35 maison dans son village Berestechko, qui se trouvait juste a cote la frontière de la zone de l'exclusion et eu le statut «avec le droit de déplacement». Toutes les maisons ont été démolies et enterrées. Un champs agriculteur est cultivé nos jours au lieu du village.
Alexandre, 50 ans, se trouve sur un lieu ou sa maison natale est située. Il y a eu environs 35 maison dans son village Berestechko, qui se trouvait juste a cote la frontière de la zone de l'exclusion et eu le statut «avec le droit de déplacement». Toutes les maisons ont été démolies et enterrées. Un champs agriculteur est cultivé nos jours au lieu du village.

Mitoyen de l’Ukraine, le pays a subi les plus graves retombées radioactives : 23 % de son territoire ont été contaminés. Trente ans après l’accident nucléaire, les bulldozers continuent d’enterrer les maisons abandonnées dans une région ravagée.

Pendant près de douze ans, Vassili Boganov a lavé les voitures en zone contaminée. « Nous mettions l’eau sale dans des citernes de 3 600 m3, jusque fin 1997. Les autorités avaient promis de l’emmener comme déchet nucléaire dans le nord de la Russie, puis il y a eu une visite, on nous a dit de fermer nos bouches et de verser 100 m3 d’eau sur le sol par jour. On a tout évacué comme ça. » Il y a quatre ans à peine, Vassili a fini par se résoudre à quitter Berestetchko, son village, et à s’installer dans l’appartement qui lui avait été attribué dès 1993, comme « liquidateur », dans un quartier de relogés à Minsk, la capitale. Sa femme, Elena, l’a rejoint voilà seulement deux ans. Après elle, la dernière maison de leur bourg a été ensevelie sous la terre.

A 20 kilomètres de Brahine, à l’extrême sud de la Biélorussie, la station de lavage est toujours visible, au bord de la route, avec ses touffes d’herbe qui poussent entre les dalles de béton. En face, le village du vieux couple gît sous une épaisse couche de sable. Ne restent plus, à la surface, qu’un petit cimetière enserré dans une palissade bleue au milieu d’un bouquet d’arbres, et un arrêt de bus qui ne dessert plus rien. Quelques jours après l’explosion de Tchernobyl, qui s’est produite le 26 avril 1986, « la factrice est passée et nous a dit : “Vous avez entendu ? Les Américains ont fait sauter la centrale de Tchernobyl ! On ne savait pas de quoi il fallait avoir peur », rit doucement Elena, 86 ans. Toutes ces années, ­V...

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