En Arménie, le pape ravive la mémoire du génocide

le
0
Le pape François, le chef de l'Eglise apostolique arménienne, Karekine II (à gauche), et le président arménien, Serge Sarkissian (à droite), arrivent au mémorial de Tzitzernakaberd pour y célébrer une cérémonie du souvenir, à Erevan, le 25 juin.
Le pape François, le chef de l'Eglise apostolique arménienne, Karekine II (à gauche), et le président arménien, Serge Sarkissian (à droite), arrivent au mémorial de Tzitzernakaberd pour y célébrer une cérémonie du souvenir, à Erevan, le 25 juin.

Lors de sa visite de trois jours dans la première nation chrétienne au monde, le souverain pontife a appelé à ne pas oublier la tragédie subie par les Arméniens en 1915-1916, tout en plaidant pour la réconciliation entre Erevan et Ankara.

Depuis qu’il a la charge du ministère pétrinien, le pape François multiplie les rencontres et les propos chocs, sans s’embarrasser d’artifices de langage. Sa vertu cardinale ? Le franc-parler. Il en a fourni une nouvelle preuve lors de son voyage en Arménie, la plus ancienne nation chrétienne (elle s’est officiellement convertie au christianisme en 301).Dès son arrivée à Erevan, vendredi, pour une visite de trois jours, le souverain pontife a ainsi utilisé le mot de génocide pour décrire le massacre d’environ 1,5 million d’Arméniens par l’Empire ottoman en 1915-1916 et prié pour qu’un tel drame ne se reproduise jamais. CNNAnkara a toujours rejeté avec force cette dénomination, arguant que Turcs et Arméniens avaient été victimes d’une tragédie collective beaucoup plus large. Le vice-premier ministre turc, Nurettin Canikli, a d’ailleurs dénoncé une « déclaration fâcheuse » qui dénote une « mentalité de croisé ». BBCLe choix syntaxique du pape est d’autant plus surprenant que le texte originel de son discours ne comportait pas le mot génocide, mais l’expression, beaucoup moins controversée, « Medz Yeghern », qui, en arménien, signifie « le grand mal ». The New York TimesSamedi, à l’occasion de sa visite du mémorial de Tzitzernakaberd, aux côtés du président arménien, Serge Sarkissian, et du chef de l’Eglise apostolique arménienne, Karekine II, François a ajouté – dans le registre des visiteurs – que la persécution des Arméniens pendant la première guerre mondiale ne devait êtr...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant