En Antarctique, la mer de Ross sera sanctuarisée

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Un manchot Adélie sur la mer de Ross.
Un manchot Adélie sur la mer de Ross.

La baie qui borde le continent blanc est une des rares zones sauvages restées intactes sur Terre. Une aire maritime protégée va y être créée.

« Le dernier océan », c’est ainsi que les scientifiques appellent la mer de Ross, une baie profonde qui borde le continent Antarctique. Dernier écosystème marin intact, ou presque, elle a gardé quelque chose de l’Eden aux yeux des naturalistes. Un tiers des manchots Adélie vivent là. Le krill – ces petites crevettes essentielles qui nourrissent poissons, phoques, baleines et oiseaux de mer – y abonde.

Réunie à Hobart, en Australie, la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR), s’est penchée sur son cas pendant deux semaines, comme chaque année depuis 2012. Après cinq ans de négociations, les vingt-quatre Etats qui siègent avec l’Union européenne dans cette organisation ont annoncé, vendredi 28 octobre, la création d’une très vaste aire maritime protégée (AMP) dans la mer de Ross. Proposée par les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande, elle couvre 1,57 million de kilomètres carrés (l’équivalent de la surface de la France, de l’Allemagne et de l’Espagne) dont 1,12 million totalement protégés, où tout prélèvement, la pêche notamment, sera interdit. C’est le plus grand sanctuaire marin du monde.

Pour parvenir à cet accord historique, les membres de la CCAMLR ont dû vaincre les réticences du gouvernement chinois, ce qui fut fait en 2015, puis celles des Russes lors de cette session. Avec un bémol : cette AMP atypique s’est vu fixer une durée limitée à trente-cinq ans.

L’Antarctic Ocean Alliance (AOA), une coalition d’une vingtain...

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