En Anjou, Nicolas Sarkozy fait l'éloge de l'autorité

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NICOLAS SARKOZY APPELLE SES TROUPES À LA DISCIPLINE
NICOLAS SARKOZY APPELLE SES TROUPES À LA DISCIPLINE

ANDARD, Maine-et-Loire (Reuters) - Nicolas Sarkozy a fait l'éloge lundi soir de "l'autorité" et a appelé ses troupes à la discipline en vue des prochaines élections régionales, lors d'un meeting de soutien à Bruno Retailleau (LR), candidat de la droite et du centre en Pays de la Loire.

"C'est vrai que nous avons des différences, mais n'appuyons pas sur les différences", a lancé l'ancien président de la République à Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI, qui était aussi présent à cette réunion publique à Andard (Maine-et-Loire), non loin d'Angers.

"J'aimerais que chacun accepte de se tenir, (...) que chacun comprenne qu'il y a plus de courage à être sur une tribune où on ne pense pas tous exactement la même chose plutôt que de céder à la tentation des médias pour dire du mal des uns et des autres", a souligné Nicolas Sarkozy.

L'ancien chef de l’Etat en a profité pour faire l'éloge de "l'autorité", évoquant les tergiversations du gouvernement au sujet du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

"Sur Notre-Dame-des-Landes, il faut être sacrément intelligent pour comprendre la position du gouvernement", a-t-il raillé. "Le lundi, Ségolène Royal est pour l'arrêt immédiat des travaux ; le mardi, l'ineffable Manuel Valls est pour la reprise immédiate des travaux ; le mercredi, jour de conseil des ministres, l'ineffable François Hollande n'a pas de position", a-t-il ironisé.

"Où est l'autorité de l'Etat ?", a enchaîné le président des Républicains devant un millier de militants et sympathisants. "Je ne connais pas une société humaine (...) qui puisse fonctionner s'il n'y a pas de leader, s'il n'y a pas un patron, s'il n'y a pas un chef, s'il n'y a pas quelqu'un qui tranche et qui décide."

L'ancien président de la République a fait une nouvelle fois l'éloge des "racines chrétiennes" de la France, dans cette région en grande partie rurale où le vote catholique pèse encore.

"Quand on voit la France d'en haut et qu'on voit ce long manteau d'églises et de cathédrales, ça veut dire qu'il y a des siècles d'Histoire… C'est la rencontre entre l'Eglise et la royauté qui a permis à la France de devenir ce qu'elle est", a insisté Nicolas Sarkozy.

"J'ai été de ceux qui ont dit (…) que ce fut une grave erreur de ne pas rappeler les racines chrétiennes dans la Constitution européenne. (…) Les racines chrétiennes, ce n'est pas qu'un mot, pas qu'un slogan", a-t-il ajouté. "Quand on se coupe de ses racines, quand on a honte de ses racines, c'est qu'on ne sait plus qui on est et qu'on ignore totalement où on peut aller."

(Guillaume Frouin, édité par Guy Kerivel)

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  • danielk6 le mardi 10 nov 2015 à 16:10

    vu le résultat de sa présidence il à perdu la notice du KAR. dehors le nain.

  • nonvoyou le mardi 10 nov 2015 à 06:15

    Pour parler de la France, "racines chrétiennes" c'est du passé .... c'est devenu heureusement des racines bien enracinées et qui sont maintenant des "racines laïques" et il est temps de le souligner !!! Pourquoi certains voudraient déraciner nos nouvelles "racines laïques" tandis que contrairement aux religions qui sèment trop souvent la zizanie sur notre planète , seule la laïcité est le respect des autres ...

  • godardja le lundi 9 nov 2015 à 23:34

    Pour parler de la France, "racines chrétiennes" est effectivement plus approprié que "race blanche".

  • calippe3 le lundi 9 nov 2015 à 22:06

    Nos racines chrétiennes il est temps de le souligner

  • M3182284 le lundi 9 nov 2015 à 22:03

    Dommage que pendant 5 ans il se soit couché devant les banlieues et leurs indigènes.