En Angleterre, une couronne sans monarque

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En Angleterre, une couronne sans monarque
En Angleterre, une couronne sans monarque

Mais qui pourra bien être champion de Premier League ? Semaine après semaine, les équipes de tête rivalisent de fébrilité pour convaincre de leur incapacité à remporter le titre. Dernier exemple en date, le crash d'Arsenal contre Chelsea.

Ce dimanche 24 janvier devait être un tournant. Après plusieurs mois d'une lente mais sereine montée en puissance, les esprits étaient préparés à la confirmation : oui, cet Arsenal-là avait la carrure d'un champion, enfin débarrassé de ses doutes, enfin régulier, enfin capable de franchir le palier sur lequel les Gunners butent depuis douze ans. Mieux encore, c'est contre Chelsea, insatiable briseur d'illusions des hommes d'Arsène Wenger ces dernières saisons, que les Cannoniers devaient entériner leur changement de statut.

Las, les hommes d'Arsène Wenger ont replongé dans leurs démons, bien aidés par le belzébuthien Diego Costa : une fragilité mentale chronique, un carton rouge et un but encaissé dans la foulée : la bête blessée Chelsea s'est relevée pour mettre à terre les rêves des Gunners. Un rappel à l'ordre cinglant : si Arsenal se posait en candidat naturel pour le titre, les Blues ont rappelé que les joueurs d'Arsène Wenger marchent sur un fil depuis le début de la saison : celui sur lequel Mesut Özil tisse sa toile de grand maître, susceptible de rompre à tout moment. Arsenal a des sprinters, les Walcott, Sanchez, Campbell. Mais sans leur prodige allemand pour leur montrer la direction, ces dragsters foncent dans le mur. Les retours des blessés de longue date (Coquelin, Cazorla, Wilshere) feront du bien, mais Arsenal n'a pas franchement une allure de champion.

Faiblesse à tous les étages


Pas plus que Manchester City, ceci dit. Les Skyblues, qui se font pourtant une habitude d'engranger le titre une année sur deux depuis 2012, ne convainquent plus grand monde. Cet effectif quatre étoiles, censé marcher sur tout le monde, se heurte aux rudesses de la Premier League. Et vieillit. Agüero est un indispensable dont les Citizens doivent souvent se dispenser, en raison d'une fragilité chronique. Ne parlons pas de Kompany, capitaine qui laisse son navire voguer seul cette saison. A côté, Otamendi et Mangala ont l'air de marins d'eau douce. Yaya Touré est devenu un génie intermittent, qui n'enclenchera une action de classe que pour frustrer ses admirateurs en marchant nonchalamment pendant la demie-heure suivante. Et la ligne de milieux offensifs, (Sterling, Silva, De Bruyne) ne joue pas souvent ensemble. Bref, tout ceci sent fort la fin de cycle, alors que Manuel Pellegrini semble parfois n'être plus là que pour…




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