En Alsace, Sarkozy prône le retour aux "valeurs nationales"

le
0
    SCHILTIGHEIM, Bas-Rhin, 25 novembre (Reuters) - Nicolas 
Sarkozy s'est prononcé mercredi pour un retour aux valeurs et 
aux frontières nationales lors d'un meeting à Schiltigheim 
(Bas-Rhin), près de Strasbourg, à deux semaines d'élections 
régionales pour lesquelles les sondages prévoient des scores 
élevés pour le Front National. 
    Le président du parti Les Républicains a salué les mesures 
de sécurité adoptées par le gouvernement après les attentats du 
13 novembre à Paris et Saint-Denis, tout en déplorant qu'elles 
n'aient pas été prises après ceux de janvier. Il les a en outre 
jugées insuffisantes au regard de la crise morale que traverse 
selon lui notre société. 
    "S'en contenter serait une grave erreur car, dans ce combat, 
nos faiblesses ne sont pas que sécuritaires", a-t-il dit devant 
une salle pleine d'un millier de personnes et alors que 500 
autres suivaient le discours sur des écrans disposés à 
l'extérieur. 
    "Il y a tant de domaines où la République a trop reculé. 
Ceux qui nous frappent savent que nous sommes vulnérables", 
a-t-il poursuivi en dénonçant quatre décennies de "conformisme" 
selon lui responsable d'un malaise "dans l'école, dans la 
justice, dans l'économie, dans la politique". 
    Nicolas Sarkozy était entouré de Philippe Richert, président 
de la région Alsace et candidat en Alsace-Champagne 
Ardenne-Lorraine, mais aussi de Xavier Bertrand, candidat en 
Picardie-Nord Pas-de-Calais, deux futures régions où une 
victoire du Front national n'est pas exclue. 
    Reprenant quelques-uns des thèmes chers au parti de Marine 
Le Pen, il a dénoncé, sous des applaudissements nourris, la 
soumission à la mondialisation qui "provoque partout la révolte 
des peuples". 
    Tous en s'affirmant européen de toujours et pour toujours, 
il a accusé l'Union européenne de "gommer une grande partie de 
l'histoire européenne". 
    Le chef de l'opposition s'est également élevé contre 
l'égalitarisme, le communautarisme, le multiculturalisme et a 
dénoncé "le sentiment d'abandon du monde rural qui se sent 
humilié parce qu'il est oublié". 
     "Vive la République que nous aimons, vive la France de 
toujours", a-t-il conclu avant d'entonner La Marseillaise. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Myriam Rivet) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant