En Allemagne, une troisième force politique à droite toute

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Le parti populiste allemand a confirmé, lors de son congrès, son rejet de l’islam et sa proximité avec la Russie de M. Poutine.

Déjà bien implantée dans plusieurs Etats-régions, Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deutschland-AfD), qui tenait son congrès à Stuttgart (Bade-Wurtemberg) les 30 avril et 1er mai, pourrait devenir la troisième force politique allemande à l’issue des prochaines élections législatives de l’automne 2017. Derrière l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et le Parti social-démocrate (SPD) mais devant Die Linke, la gauche radicale, et les Verts. Comment qualifier ce parti créé en 2013 contre l’euro mais qui, depuis l’exclusion de ses fondateurs en 2015, n’avait pas de programme ? « Conservateur et libéral », comme l’affirment ses deux présidents Frauke Petry et Jörg Meuthen, ou nationaliste, voire d’extrême droite, comme les propos et le comportement de certains de ses dirigeants le laissent penser ? Le congrès de ce week-end n’a pas levé l’ambiguïté.

Plusieurs décisions en témoignent. Ainsi, les 2 100 congressistes, essentiellement des hommes, quinquagénaires, issus de la classe moyenne, ont approuvé la possible dissolution du parti dans la Sarre en raison des liens entre sa direction locale et des responsables néo-nazis. Mais cette exclusion souhaitée par Frauke Petry n’a été adoptée qu’avec 51 % des voix et contre l’avis de plusieurs dirigeants.

Soutenu par l’extrême droite autrichienne Autre signal ambigu donné par l’AfD : ses deux députés élus au Parlement européen, Beatrix von Storch et Marcus Pretzell, exclus du Groupe des conservateurs et des réformistes européen...

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