En Allemagne, Obama plaide en faveur du traité TTIP

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 (actualisé avec précisions, déclarations d'Obama) 
    HANOVRE, Allemagne, 24 avril (Reuters) - Barack Obama a 
déclaré dimanche qu'il pèserait de tout son poids pour faire 
progresser les négociations autour du dossier du Partenariat 
transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP ou Tafta) 
et boucler le dossier avant la fin de son mandat, en janvier 
prochain. 
    Il souhaite finaliser d'ici là deux traités de libre 
échange, l'un avec l'Union européenne, l'autre avec les nations 
du Pacifique, mais il doit faire face à la fronde des opposants 
aux projets qui jugent qu'ils menacent l'emploi, la protection 
des consommateur et qu'ils comportent des risques pour 
l'environnement. 
    "Le temps n'est pas de notre côté", a-t-il admis devant des 
chefs d'entreprises réunis à Hanovre où se déroule la plus 
grande foire industrielle mondiale. 
    "Si nous n'achevons pas les négociations cette année, alors 
les périodes de transition politique qui s'annoncent aux 
Etats-Unis et en Europe repousseront l'adoption de cet accord", 
a-t-il prévenu. 
    Barack Obama entend profiter de sa présence en Allemagne 
pour vanter les mérites du TTIP au côté de la chancelière 
allemande Angela Merkel, mais sa visite est occultée par les 
conflits en Syrie, en Libye et en Ukraine. 
    Le chef d'Etat américain doit rencontrer lundi le Premier 
ministre britannique, David Cameron, le président français, 
François Hollande, la chancelière Angela Merkel et le président 
italien du Conseil, Matteo Renzi, pour évoquer ces sujets. 
    Angela Merkel, qui s'exprimait vendredi devant l'association 
allemande des brasseurs, a estimé pour sa part que le TTIP était 
une opportunité pour les entreprises du Mittelstand (les PME 
allemandes), qui redoutent que l'accord ne confère trop de poids 
aux multinationales quand la chancelière allemande les a assuré 
qu'il faciliterait au contraire leur accès au marché américain. 
    De nombreux signes ont traduit ces dernières semaines une 
impatience de plus en plus grande des pays européens face à la 
lenteur des négociations, qui doivent reprendre à New York la 
semaine prochaine. Mercredi, ainsi, le ministre allemand de 
l'Economie, Sigmar Gabriel, a jugé le processus de négociations 
"gelé" et s'est demandé si les Etats-Unis voulaient 
véritablement un accord. 
    La France, elle, a menacé mardi de bloquer les négociations 
si des progrès significatifs ne sont pas réalisés dans les mois 
qui viennent.   
 
 (Roberta Rampton; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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  • charleco il y a 9 mois

    J'espère que les peuples vont se révolter contre cette Europe antidémocratique.