En Allemagne, Barack Obama défend un traité de libre-échange

le
0
BARACK OBAMA PLAIDE EN FAVEUR D'UN TRAITÉ DE LIBRE-ÉCHANGE EN ALLEMAGNE
BARACK OBAMA PLAIDE EN FAVEUR D'UN TRAITÉ DE LIBRE-ÉCHANGE EN ALLEMAGNE

HANOVRE, Allemagne (Reuters) - Barack Obama a déclaré dimanche qu'il pèserait de tout son poids pour faire progresser les négociations autour du dossier du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP ou Tafta) et boucler le dossier avant la fin de son mandat, en janvier prochain.

Il souhaite finaliser d'ici là deux traités de libre échange, l'un avec l'Union européenne, l'autre avec les nations du Pacifique, mais il doit faire face à la fronde des opposants aux projets qui jugent qu'ils menacent l'emploi, la protection des consommateur et qu'ils comportent des risques pour l'environnement.

"Le temps n'est pas de notre côté", a-t-il admis devant des chefs d'entreprises réunis à Hanovre où se déroule la plus grande foire industrielle mondiale.

"Si nous n'achevons pas les négociations cette année, alors les périodes de transition politique qui s'annoncent aux Etats-Unis et en Europe repousseront l'adoption de cet accord", a-t-il prévenu.

Barack Obama entend profiter de sa présence en Allemagne pour vanter les mérites du TTIP au côté de la chancelière allemande Angela Merkel, mais sa visite est occultée par les conflits en Syrie, en Libye et en Ukraine.

Le chef d'Etat américain doit rencontrer lundi le Premier ministre britannique, David Cameron, le président français, François Hollande, la chancelière Angela Merkel et le président italien du Conseil, Matteo Renzi, pour évoquer ces sujets.

Angela Merkel, qui s'exprimait vendredi devant l'association allemande des brasseurs, a estimé pour sa part que le TTIP était une opportunité pour les entreprises du Mittelstand (les PME allemandes), qui redoutent que l'accord ne confère trop de poids aux multinationales quand la chancelière allemande les a assuré qu'il faciliterait au contraire leur accès au marché américain.

De nombreux signes ont traduit ces dernières semaines une impatience de plus en plus grande des pays européens face à la lenteur des négociations, qui doivent reprendre à New York la semaine prochaine. Mercredi, ainsi, le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, a jugé le processus de négociations "gelé" et s'est demandé si les Etats-Unis voulaient véritablement un accord.

La France, elle, a menacé mardi de bloquer les négociations si des progrès significatifs ne sont pas réalisés dans les mois qui viennent.

(Roberta Rampton; Danielle Rouquié pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant