En Algérie, le procès tronqué des assassins du chanteur Matoub Lounès

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Les meurtriers présumés du chantre de la Kabylie tué voici treize ans pendant la «sale guerre» ont été jugés lundi.

Un crime politique qui soulève encore les passions. Deux accusés qui battent le record de la détention préventive. Des manipulations gigognes et des questions sans réponse. Attendu depuis douze ans, le procès des assassins présumés du chanteur kabyle Matoub Lounès s'est déroulé lundi devant le tribunal criminel de Tizi-Ouzou (100 km à l'est d'Alger) dans une ambiance électrique. Menés au pas de charge, les débats ont vite tourné à la farce.

Dès le début de l'audience, la salle s'enflamme. Dans le box des accusés, Abdelhakim Chenoui (46 ans) et Malek Medjnoun (37 ans) crient leur innocence. Hormis des aveux arrachés sous la torture, leur dossier est vide. La famille du défunt les soutient : «Ils sont innocents ; les assassins et leurs commanditaires sont bien protégés. C'est une parodie de procès !» s'emporte Malika Matoub, la s½ur de Lounès. Dans la salle, un groupe de jeunes se lève en scandant : «Pouvoir assassin !» Dans la confusion, l'un de

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