En Afrique, le front anti-Gbagbo se fissure

le
0
Les chefs d'État du Ghana, du Togo ou de l'Angola sont ouvertement hostiles à une intervention armée en Côte d'Ivoire.

Le sommet de l'Union africaine (UA), qui s'est ouvert jeudi à Addis-Abeba, est l'occasion pour le continent de se pencher une fois encore sur le cas de la Côte d'Ivoire. La réunion sera l'occasion d'une nouvelle passe d'armes entre les partisans du président élu, Alassane Ouattara, et ceux du président sortant, Laurent Gbagbo, qui se maintient au pouvoir depuis près de deux mois.

Officiellement, la position de l'UA est claire : elle apporte un soutien inconditionnel au chef d'État élu, au point même de suspendre la Côte d'Ivoire de ses instances comme un vulgaire État putschiste. Dans les faits, le front anti-Gbagbo est largement lézardé. Premier signe évident des désaccords, le médiateur de l'Union africaine dans la crise ivoirienne, le premier ministre kényan Raila Odinga, a affirmé vendredi que Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara «doivent négocier face à face» sans plus de précision. Or jusqu'à présent, l'UA comme l'Europe et les États-Unis considéraien

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant