En Afrique du Sud, la circoncision comme arme de protection massive contre le sida

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Slogan publiciaire pour encourager la circoncisoin libre et sûre dans les rues de la banlieue Soweto en janvier 2015.
Slogan publiciaire pour encourager la circoncisoin libre et sûre dans les rues de la banlieue Soweto en janvier 2015.

Le pays a lancé depuis 2010 un vaste plan pour circoncire la population, une pratique recommandée par l’Organisation mondiale de la santé. Durban accueille jusqu’au 22 juillet la Conférence internationale sur le sida.

Ce matin-là, Thulasizwe Ngubane a mis plus de deux heures pour se rendre en taxi collectif à l’hôpital Northdale de Pietermaritzburg, dans l’est de l’Afrique du Sud. « J’ai préféré venir jusqu’ici plutôt que d’aller dans une clinique près de chez moi, je ne voulais pas que cela se sache, confie le jeune homme de 27 ans. Au village, des gens disent que se faire circoncire n’est pas dans notre culture. »

Sandwich et bouteille d’eau à la main, il vient de passer moins de dix minutes sur la table d’opération du Centre d’excellence de la circoncision de la province côtière du Kwazoulou-Natal. « Avec l’anesthésie locale, je n’ai ressenti aucune douleur, je suis content de l’avoir fait. » C’est un ami, déjà circoncis, qui l’avait encouragé : « C’est plus propre et ça diminue les risques d’attraper des maladies sexuellement transmissibles. » D’un coût de 1 500 rands sud-africains (90 euros), l’intervention, prise en charge par les autorités, est gratuite pour le patient.

L’Afrique du Sud, le pays qui compte le plus grand nombre au monde de malades touchés par le VIH (7 millions d’habitants, soit 19,2 % des 15-49 ans), a lancé en 2010 un vaste plan pour circoncire la population masculine. Une pratique recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Plus de 2,3 millions d’hommes ont déjà été opérés, et grâce à 1 400 sites dans le pays, nous serons proches de notre objectif de 4,3 millions d’ici à la fin de l’année », veut croire Dayanund Loykissoonlal, responsable du pro...

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