En Afghanistan, les écoles prises en étau entre militaires et talibans

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Un policier afghan garde l'entrée d'une école financée par l'agence internationale de coopération japonaise, à Kandahar en mai 2010.
Un policier afghan garde l'entrée d'une école financée par l'agence internationale de coopération japonaise, à Kandahar en mai 2010.

En temps de guerre, les enfants sont les premières victimes. Comme en Afghanistan où les écoles de la province de Baghlan, dans le nord-est du pays, servent de bases militaires pour l'armée nationale. D'après un rapport publié par l'ONG Human Rights Watch (HRW) et appuyé par de multiples témoignages de locaux, elles sont le théâtre régulier de combats entre talibans et militaires, et les écoliers se retrouvent en première ligne. Pourtant, en 2015, l'Afghanistan avait signé la Safe schools declaration, une charte internationale qui impose à ses signataires de ne pas utiliser les écoles et universités à des fins militaires.

Des dizaines de milliers d'enfants privés d'école

L'enquête réalisée en avril dernier, auprès de douze écoles de Baghlan, démontre que des dizaines de milliers d'écoliers, principalement en bas âge, ainsi que des milliers de professeurs et de représentants de l'Éducation nationale sont affectés par la guerre contre les talibans qui dure depuis 2001. Le rapport cite l'exemple de l'école Ustad Ghulam Jelani Jalali dans le village de Postak Banzaar, d'abord occupée par les forces de sécurité afghanes en 2010, puis attaquée par les talibans qui ont exécuté sept policiers dans une salle de classe. « Leur sang ne partait pas des murs », témoigne un membre de l'école à l'ONG

En 2015, l'armée est revenue et s'est barricadée au deuxième étage pendant que les cours continuaient...

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