"En 86, je voulais défoncer le gardien brésilien !"

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"En 86, je voulais défoncer le gardien brésilien !"
"En 86, je voulais défoncer le gardien brésilien !"

Le psychodrame de 1982, le chef d'oeuvre de 1984, l'aventure de 1986... En traversant les 80's avec le maillot Bleu, Bruno Bellone s'est offert quelques beaux souvenirs, et s'est même permis de donner un coup de main en offrant un Euro à la France. Premier acte de l'entretien avec "Lucky Luke", un retour sur ces années folles qui sent bon les accidents de car, les gardiens terrassés, et l'amitié entre joueurs de ballon.

Nous sommes à quelques semaines de l'Euro en France, le premier depuis 1984. Ça réveille quelques souvenirs ? Ça nous fait revenir en arrière, parce que c'était en 84, ça fait... 32 ans ! C'est vrai que ça date, mais comme disait Didier Deschamps il vaut mieux jouer l'Euro à la maison que de le jouer à l'extérieur. On joue chez nous, on a le public, et nous c'était un peu ça aussi. La seule différence, c'est qu'en 1984 on sortait d'une super Coupe du monde, donc on était vachement attendu. On était donné favoris. C'était compliqué parce qu'on avait la pression des médias, et tous les jours on devait passer pratiquement une heure et demi avec les médias pour parler des matchs, de l'Euro...

L'équipe de France de 2016 est difficile à juger. On a du mal à la situer par rapport aux autres générations de Bleus, mais aussi par rapport aux autres nations européennes. Que pensez-vous de son niveau ? C'est vrai, c'est compliqué. Surtout que la dernière Coupe du monde qu'ils ont faite, ils ont perdu contre les Allemands. C'est difficile de dire aujourd'hui à quel niveau on peut les situer pour cet Euro. Mais je pense qu'ils ont quand même un groupe solide, avec des joueurs de qualité. On joue chez nous, et je pense qu'on peut viser la finale, sans problème. Et si on vise la finale, il faut la gagner !

Le chauffeur, il est arrivé au stade en sang. Je lui ai dit « Merci ! Tu nous a sauvé, toi ! »
En parlant de finale, vous êtes l'homme qui a donné l'avantage définitif à la France en 1984 face à l'Espagne. Et pourtant, vous apprenez que vous êtes titulaire juste avant la rencontre. En définitive, je joue la finale parce que j'ai la chance de rentrer en prolongations contre le Portugal en demi-finale, à Marseille. On était mené 2-1 quand je suis entré, et trois ou quatre minutes après Domergue égalise. Après, on a cette fameuse action de Jean Tigana qui accélère, et on se demande où il est allé prendre cette énergie ! Il est parti du centre, il a accéléré, il est parti sur le côté droit et puis il a eu cette lucidité de centrer en retrait sur Michel Platini. Et Michel, comme le joueur qu'on connait, il ne s'est pas affolé. Il a…





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