En 2020, six sites de la SNCF accueilleront des logements

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À Paris, pas moins de 6600 logements vont pousser sur des terrains appartenant à la SNCF. Le projet sera examinés par les élus parisiens à partir de lundi.

Après la RATP, qui a lancé il y a peu un vaste programme de logements, c'est au tour de la SNCF de vouloir faire cohabiter des logements avec ses infrastructures. Au total, six sites sont concernés. Localisation du chantier: les portes de Paris, et plus précisément le nord-est et le sud-est de la capitale. Ce projet est la suite d'un accord signé entre la SNCF et la ville de Paris dans le cadre du plan de relance du logement. Cet accord sera examiné et soumis au vote des conseillers de Paris ajourd'hui et demain.

Au début de l'été 2014, la maire PS de Paris Anne Hidalgo avait rencontré les principaux acteurs publics et privés du secteur pour leur présenter un programme baptisé «Logement pour tous». Son objectif: la création de 10.000 logements au cours de la mandature. Un objectif ambitieux mais «parfaitement tenable», à condition d'être «inventifs», expliquait à l'époque Anne Hidalgo, en ajoutant qu'il fallait «aller plus loin et plus vite pour exploiter le potentiel de sites RATP, RFF et SNCF». C'est donc désormais chose faite.

14.200 logements supplémentaires

Quels sont exactement les sites inexploités que la SNCF compte transformer en lieux d'habitat? Ils se situent au nord-est dans les secteurs Ordener-Poissonniers, rond-point de la Chapelle, gare des Mines, Chapelle-Charbon et Hébert, et au sud-est dans les secteurs de Bercy-Charenton et Charolais-Rambouillet. «Ces terrains accueilleront des activités économiques ainsi que des logements, précise Ian Brossat au Parisien. Notre objectif est d'en produire 6600 dont 60 % de logements sociaux avec l'aide d'ICF la Sablière, filiale immobilière de la SNCF. Les opérations compteront aussi 20 % de logements intermédiaires, le reste étant en accession.»

Et ce n'est pas fini: à plus long terme, la SNCF et la ville de Paris souhaiterait approfondir cette collaboration en créant 14.200 logements supplémentaires dont 13.000 sur des emprises ferroviaires! Le millier de logements restant serait obtenu en rendant habitable de l'immobilier de bureaux devenu obsolète et inutilisé. «Nous répondons à l'impératif de créer des logements neufs et nous serons très attentifs à préserver une mixité sociale, en particulier sur les sites du nord-est déjà bien dotés en logements sociaux. De son côté, la SNCF pourra loger ses cheminots qui ont du mal à trouver un toit dans la capitale», conclut Ian Brossat.

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  • saxxxo le dimanche 15 mar 2015 à 10:38

    On ne doit pas avoir la même notion de la mixité. Bon courage aux 20% qui paieront le prix fort.

  • finkbro1 le vendredi 13 mar 2015 à 20:38

    on cherche des terrains pour les logements, penser aux gares, les jap l ont fait dés la privatisation de leur compagnie du rail en 4 sociétés privés, résultat ? elles sont toutes bénéficiaires, les trains partent à l heure et ... les gares se sont transformées en building qui regroupent centre commerciaux, bureaux et logement, c est bon on commence dans 6 ans, les trains a l heure en moins, les greves toujours aussi nombreuse et une dette abyssales toujours présentes.