En 2018, un bâtiment reliera Orly Ouest à Orly Sud

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Des travaux de 400 à 450 millions d'euros permettront de gagner 100.000 m2 supplémentaires et de fluidifier les flux de passagers.

Le futur visage de l'aéroport d'Orly (ci-dessus) prévoit, notamment, des abords réaménagés pour une meilleure circulation des véhicules et des piétons (en haut), et la création d'une nouvelle salle d'embarquement dédiée aux vols internationaux (ci-dessous
Le futur visage de l'aéroport d'Orly (ci-dessus) prévoit, notamment, des abords réaménagés pour une meilleure circulation des véhicules et des piétons (en haut), et la création d'une nouvelle salle d'embarquement dédiée aux vols internationaux (ci-dessous

Le futur visage de l'aéroport d'Orly (ci-dessus) prévoit, notamment, des abords réaménagés pour une meilleure circulation des véhicules et des piétons (en haut), et la création d'une nouvelle salle d'embarquement dédiée aux vols internationaux (ci-dessous). À trois semaines de son départ à la retraite, Pierre Graff, PDG d'Aéroports de Paris (ADP) présentait, mercredi matin, l'ambitieux plan de rénovation d'Orly. Plat principal de ce projet: la construction d'un édifice reliant les deux aérogares qui ne feront qu'un.

Inauguré en 1961 par le général de Gaulle, l'aérogare Sud a fêté l'an dernier ses 50 ans. Orly Ouest affiche, quant à lui, la petite quarantaine. C'est dire si, malgré des travaux d'entretien réguliers, la structure nécessite une profonde modernisation. «Jusqu'à maintenant, nous avons fait du pointillisme, sourit Pierre Graff. Il s'agit désormais de remettre Orly au niveau des meilleurs standards européens, de s'adapter à l'augmentation du trafic vers l'international et aux nouvelles attentes des passagers.» Car si, il y a dix ans, 59 % des vols au départ d'Orly étaient domestiques, le pourcentage des vols vers l'international est en constante augmentation. Les seuls vols européens sont passés de 14 % en 2001 à 28 % en 2011. Obligés d'arriver deux ou trois heures avant l'embarquement, les passagers passent donc beaucoup plus de temps dans les terminaux. D'où l'urgence d'agrandir les surfaces d'accueil et d'améliorer le confort et les services dans les espaces de transit.

Grâce à un investissement de 400 à 450 millions d'euros, les travaux commenceront l'an prochain par la construction d'une nouvelle salle d'embarquement de 20.000 m2, entièrement dédiée à l'international. Située dans la partie est du terminal Sud, elle devrait être opérationnelle en 2015, compter plus de postes de contrôle pour fluidifier le passage des frontières et bénéficier d'un tapis de livraison des bagages supplémentaires. Dans le même temps, les accès aux parkings et les abords des terminaux vont être réaménagés. «Nous allons commencer par rééquilibrer les espaces piétons et les espaces routiers, en créant notamment un vrai "dépose-minute" et en agrandissant les trottoirs, qui vont passer de 6 mètres de large à 17», explique Franck Mereyde, directeur de l'aéroport.

Une grande transparence

Dédensifier donc. Le maître mot de ces rénovations qui n'ont pas pour but d'accueillir plus de passagers (le nombre d'avions est plafonné) mais de mieux les accueillir. «Autrefois, il fallait compter 1 m2 par passager, aujourd'hui l'espace standard se situe entre 1,20 et 1,30 m2», souligne encore Pierre Graff. Pour cause de densité urbaine, pas question de gagner de l'espace en s'étendant sur la commune d'Orly. Seule solution, occuper l'espace entre les terminaux Sud et Ouest en créant un bâtiment de jonction.

C'est là le projet phare de cette cure de jouvence: relier Orly Sud et Orly Ouest. «À l'origine, il était question de construire un bâtiment éphémère, le temps d'effectuer des travaux d'aménagement dans le hall 3 du terminal Ouest, raconte Pierre Graff. Très vite, l'intérêt d'une construction pérenne et moderne qui transformerait les deux terminaux en une seule et même aérogare s'est imposé.» La construction de ce bâtiment, d'une surface totale de 80.000 m2, devrait commencer en 2015.

François Tamisier, l'un des architectes d'Aéroports de Paris, promet un bâtiment épuré, d'une grande transparence. Au propre, comme au figuré: «L'édifice, baigné de lumière naturelle, affichera entre 9,5 et 10 mètres de hauteur sous plafond pour plus de visibilité et de lisibilité. Nous voulons une organisation spatiale simple, évidente, fluide, apaisante.» Un mur d'eau, zen au possible, décorera tout un pan du bâtiment. Des pièces d'art contemporain devraient également venir ponctuer l'aérogare, habillée de matériaux nobles: bois, marbre, verre, touches de nature...

Évidemment, les commerces, qui représentent 30 % du chiffre d'affaires et 60 % de la marge d'ADP, seront très présents dans ce futur espace supplémen­taire. «Ils seront situés dans la partie centrale du bâtiment de jonction et organisés comme sur une place parisienne, précise l'architecte. Les dimensions sont d'ailleurs calquées sur celle de la place Sainte-Catherine, située dans le quartier du Marais.» De quoi augmenter le panier moyen de dépenses des passagers, qui est passé, en six ans de 9 à 16 ¤. Reste la question de la desserte d'Orly. Un pôle intermodal de transport est d'ores et déjà prévu pour accueillir le tramway T7, une éventuelle future gare TGV et la probable prolongation de la ligne 14 du métro.

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  • M9810937 le jeudi 18 oct 2012 à 12:10

    quelle croissance ! les aeroports parisiens ne sont se jamais aussi bien porté et ne se sont jamais autant agrandis !! ceci grâce à leur position judicieuse pas trop loin du centre de Paris !Il est temps de féliciter et de reconnaitre que les choix de lieu et d'investissement initiaux étaient "parfaits"

  • khmane08 le jeudi 18 oct 2012 à 11:18

    pour aller où en Libye, Syrie, Tunisie, Egypte, Mali, Niger, Soudan, Afghanistan, Irak etc...?pays en voie de développement de la démocratie?

  • gemplus le jeudi 18 oct 2012 à 10:54

    Que deviendront ces batiments quand l'aviation sera abandonnée pour cause de pollution et/ou par manque de pétrole ?